Covid-19: Attal estime que "la tendance n'est pas à desserrer la contrainte"

Hugo Septier avec AFP
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Le porte-parole du gouvernement assure que "ce virus peut encore nous surprendre."

Invité de l'émission Grand Jury RTL - LCI - Le Figaro, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a admis que l'espoir d'un desserrement des mesures sanitaires s'éloignait, s'appuyant sur l'évolution de l'épidémie de Covid-19 en France.

"Cela remonte un peu" et "la tendance n'est malheureusement pas à desserrer la contrainte", a-t-il déclaré. Au niveau national, "la tendance sur les trois derniers jours n'est pas bonne, elle n'est plus bonne", avait déploré samedi le ministre de la Santé Olivier Véran. Entre vendredi et samedi, plus de 22.000 nouveaux cas ont été enregistrés, après 24.000 la veille.

"Ce virus peut encore nous surprendre"

La pression hospitalière reste également élevée, avec 25.269 patients atteints du Covid-19 hospitalisés, dont plus de 3.300 en réanimation, soit les cas les plus graves.

"Ce virus peut encore nous surprendre", a souligné Gabriel Attal, évoquant les incertitudes sur la propagation des différents variants apparus, mais "cela ne veut pas dire qu'il y a une fatalité."

Le porte-parole a réitéré que l'objectif du gouvernement était, autant que possible, d'éviter un troisième confinement des Français.

Ce dernier a également défendu la stratégie vaccinale, assurant que "la France est le pays de l'Union européenne dans lequel il y a eu le plus" de premières injections du vaccin, et où l'âge moyen des premières personnes vaccinées est le plus élevé.

Concertation locale pour les Alpes-Maritimes

Alors que l'épidémie flambe dans les Alpes-Maritimes, il a refusé de déflorer les nouvelles mesures sanitaires attendues dans ce département, se bornant à confirmer que "c'est imminent". Et d'ajouter: "La seule chose que nous excluons, c'est une décision sans concertation" locale.

Selon des parlementaires de la majorité, qui ont participé vendredi à une vidéo-conférence avec la présidence de la République, l'Élysée se donne huit à 10 jours pour décider si les contraintes actuelles doivent être relâchées ou au contraire resserrées.

Article original publié sur BFMTV.com

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