Covid-19 : après la suspension du vaccin AstraZeneca, l’incertitude demeure

La suspension d’AstraZeneca a été annoncée par Emmanuel Macron dans l’après-midi, lundi 15 mars. À ce moment-là, devant le stade Vélodrome transformé en centre de vaccination géant, à Marseille (Bouches-du-Rhône), certains patients étaient dans la file d’attente, prêts à recevoir ce même vaccin. D’autres venaient tout juste de le recevoir, et la surprise s'est lu sur les visages. Cette décision a été prise au nom du principe de précaution, le temps d’étudier davantage de potentiels effets indésirables graves, notamment la formation de caillots de sang. Perte de confiance chez les patients Selon un médecin de Côte d’Or, cette décision risque de créer le doute chez les patients quant à la vaccination contre le Covid-19. "C’est tout un ensemble, le patient va souvent perdre la confiance, le médecin un peu de motivation, pour AstraZeneca, j’ai bien peur que ça soit compliqué", explique le docteur Sébastien Viaud. En France, sur environ 3000 cas d’effets secondaires ressentis, une seule était une thrombose, et la majorité étaient des syndromes grippaux. À ce jour, plus d’1,3 millions de Français ont reçu ce vaccin. Un nouvel avis de l’Agence européenne des médicaments, qui se réunie mardi 16 mars, est attendu. “Les experts européens avaient déjà redis hier que les bénéfices de la vaccination restaient supérieurs aux risques des effets secondaires, mais ces experts devaient poursuivre leurs analyses et rendre un nouvel avis”, rapporte Julien Gasparutto, en direct de Bruxelles (Belgique) pour le 12/13 de France 3. La Belgique continue quant à elle la vaccination avec AstraZenecas, contrairement à de nombreux pays européens.