Covid-19 : appliquer d'autres restrictions est "inévitable" selon l'infectiologue Karine Lacombe

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La France se trouve «au bord du précipice» niveau sanitaire et la mise en place de «mesures de coercition plus importantes» sera «inévitable» pour casser la course du covid-19 a averti l'infectiologue Karine Lacombe.

Pas de reconfinement, mais un appel à la «plus grande prudence». Dans son point hebdomadaire sur la situation épidémique jeudi, Jean Castex a souligné que le pays se trouve dans une «situation fragile» mais qui ne «justifie pas à ce jour» un reconfinement. A la veille des vacances scolaires de février, qui débutent vendredi soir pour la zone A, il a aussi annoncé que la circulation entre les régions reste possible et encouragé au recours «impératif» au télétravail pour ralentir la progression du covid-19.

Invitée de France Inter vendredi matin, Karine Lacombe, infectiologue et épidémiologiste, cheffe du service des maladies infectieuses de l'hôpital Saint-Antoine à Paris, a commenté cette «mesure politique» de ne pas reconfiner la France, alors que le virus y circule toujours activement et que la pression sur les hôpitaux reste forte. «C'est un pari qui a été fait, on est au bord du précipice, est-ce qu'on tombe dans le précipice ou est-ce qu'on reste en équilibre sur la crête? Pour l'instant on est en équilibre, personne n'espère qu'on va tomber dans le précipice», a-t-elle déclaré. Chaque jour, en moyenne 20 000 personnes sont testées positives et 1 600 nouvelles hospitalisations et 320 décès sont comptabilisés, avait fait savoir le Premier ministre la veille.

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Elle aurait proposé de profiter des vacances pour reconfiner

Selon Karine Lacombe, il aurait été judicieux de profiter des vacances de février pour «confiner très fort sur un modèle de mars-avril» «parce qu'il y a une diminution de la mobilité pendant les vacances». Ce reconfinement aurait permis de «couper définitivement la dynamique de l'épidémie, on retombe à un stade très bas de(...)


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