Covid-19 : les anticorps du nez sont plus efficaces pour éviter l’infection

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Les anticorps générés par la vaccination diminuent le risque de forme grave mais sont peu efficaces contre l’infection par Omicron, sauf quand un type spécifique d’entre eux (les immunoglobulines A) se retrouve dans les narines.

Un vaccin administré directement dans les narines serait-il plus efficace pour éviter l’infection par le coronavirus ? C’est ce que suggère une étude suédoise publiée le 14 septembre 2022 dans le , qui montre que les personnes ayant un type spécifique d’anticorps contre le Covid dans le nez sont moins à risque d’infection que celles avec des anticorps dans le sang mais pas dans le nez.

Des anticorps IgA dans le nez ferment la porte aux intrus

Tous les vaccins validés actuellement contre le Covid-19 sont administrés par injection intramusculaire dans le bras. Après l’injection, elles vont stimuler le système immunitaire pour le pousser à produire des anticorps contre la protéine Spike du coronavirus, notamment des immunoglobulines G (IgG). Mais la majorité de ces anticorps vont se retrouver dans le sang de la personne vaccinée. Or, le virus infecte d’abord les voies respiratoires supérieures, porte d’entrée du coronavirus dans notre corps. Notamment Omicron et ses sous-variants qui échappent partiellement à ces anticorps (immunité acquise après vaccination ou infection préalable) ainsi qu’à notre immunité innée, et parviennent ainsi à nous infecter. Sauf si un type de ces anticorps (les immunoglobulines A ou IgA) se retrouve en force directement à cette porte !

Les chercheurs de l’Institut Karolinska (Suède) ont révélé cette protection accrue en étudiant les anticorps de 338 soignants ayant reçu trois doses du vaccin, dont 57 ont été infectés par Omicron après la vaccination. Presque la totalité des personnes analysées (337) avait des IgG contre le Covid dans les muqueuses du nez, mais seulement 62% d’entre elles avaient aussi des IgA contre le virus à cet endroit. Or, ceux avec des niveaux élevés de ces IgA dans les narines avaient un risque significativement plus bas d’être infectés. Cette protection fonctionnait même si ces anticorps étaient spécifiques à la souche originelle du coronavirus, mais ils étaient plus efficaces s’ils étaient spécifiques du variant B[...]

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