Covid-19 – Afrique : des pistes pour baisser les frais d'envoi d'argent

Par Sylvie Rantrua
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Dans les rues d'Abidjan, les kiosques de mobile money sont déployés un peu partout. 
Dans les rues d'Abidjan, les kiosques de mobile money sont déployés un peu partout.

La baisse vertigineuse de 21 % en un an des transferts d'argent vers le continent inquiète la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique (CEA). Dans un rapport, « Préserver les envois de fonds à l'époque du Covid-19 », co-rédigé avec l'organisation One, qui lutte contre la pauvreté, la CEA rappelle que ces envois de fonds « sont devenus le principal afflux financier dans les pays en développement, dépassant l'aide étrangère, les flux de capitaux privés et les investissements directs étrangers (IDE) ».

Sur la dernière décennie, les envois de fonds en Afrique ont doublé pour atteindre 85 milliards de dollars en 2019. Une chute de 21 % de ces transferts, c'est 18 milliards de dollars qui n'arriveront pas dans les familles qui en dépendent. Cet argent leur permet souvent de couvrir leurs besoins essentiels : achats de produits alimentaires, dépenses de santé, d'éducation et de logement.

À l'échelle d'un pays africain, cette manne est loin d'être négligeable. Elle représente plus de 5 % du PIB dans 15 pays africains, 10,5 % pour le Sénégal et 34,4 % pour le Soudan du Sud. Cet argent représente aussi des réserves en devises, bienvenues pour les pays.

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