Covid-19: 6 surveillants testés positifs dans la prison de Nordahl Lelandais

Jeanne Bulant avec AFP
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Six membres du personnel pénitentiaire ont été testés positifs au Covid-19 au sein de la prison de Saint-Quentin-Fallavier, située en Isère. Il s'agit de l'établissement au sein duquel est détenu Nordahl Lelandais.

Six cas positifs au Covid-19 parmi les surveillants ont été détectés depuis mardi dans la prison de Saint-Quentin-Fallavier, en Isère, où est détenu Nordahl Lelandais, a confirmé mercredi l'Administration pénitentiaire, qui parle d'une situation "parfaitement maitrisée".

Ce foyer épidémique a été signalé mercredi matin à l'Agence régionale de santé (ARS), comme le veut la procédure, précise l'administration à l'AFP, confirmant une information du quotidien régional le Dauphiné Libéré.

Lelandais jugé lundi pour le meurtre d'Arthur Noyer

Aucun cas n'a été signalé parmi les détenus, et ce cluster n'a pour l'instant "aucun impact sur la détention ni sur les extractions judiciaires", ajoute-t-on de même source, notamment celle de Nordahl Lelandais.

Détenu à l'isolement, ce dernier devra être extrait de sa cellule à partir de lundi pour comparaître devant la cour d'assises de la Savoie pour le meurtre d'Arthur Noyer en 2017.

L'administration pénitentiaire ne voit pour l'instant aucun obstacle à sa comparution la semaine prochaine, précisant que les extractions judiciaires sont stoppées "pour les personnes malades."

"En l'état, rien ne laisse penser que l'organisation du procès soit mise en péril concernant M. Lelandais, en raison de la situation à Saint-Quentin," a indiqué à l'AFP Nathalie Hermitte, magistrate au Palais de justice de Chambéry, chargée de la communication autour du procès.

"Personne n'est à l'abri", nuance Alain Chevallier, délégué syndical UFAP-Unsa pénitentiaire au centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier, qui compte environ 500 détenus pour 135 surveillants. 

Des cas contacts parmi les détenus?

"Rien ne garanti que Lelandais ou quelque détenu que ce soit ne soit pas, à un moment, positif au virus", ajoute ce représentant des surveillants, contacté par l'AFP.

Alain Chevallier critique en outre une direction "qui fait tout pour ne pas nous donner les infos" alors que la situation épidémique "flambe" dans les prisons. Il mentionne notamment une bagarre entre détenus dimanche, qui a été séparée par des surveillants aujourd'hui positifs. 

"On a des cas contacts chez les détenus (mais) l'administration fait en sorte de les oublier, parce que ça suppose derrière des mesures restrictives plus importantes pour eux", estime encore le délégué syndical.

Article original publié sur BFMTV.com

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