Covid-19 : les États-Unis et l'Union européenne apportent leur soutien à l'Inde

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Alors que l'Inde fait face à une explosion de cas de Covid-19, les États-Unis ont promis, dimanche, de déployer des moyens supplémentaires au gouvernement indien et aux travailleurs de la santé. De son côté, l'Union européenne a annoncé l'activation de son Mécanisme européen de protection civile pour apporter son "assistance".

Face à la poussée spectaculaire de l'épidémie de coronavirus en Inde, qui a enregistré dimanche 25 avril un record mondial de près de 350 000 personnes contaminées en une seule journée, plusieurs pays dont ceux de l'UE, le Royaume-Uni et les États-Unis ont proposé leur aide.

"Les États-Unis sont très préoccupés par l’épidémie sévère de Covid-19 en Inde. Nous travaillons sans relâche pour déployer des moyens supplémentaires et du soutien pour nos amis et partenaires en Inde, qui se battent courageusement contre la pandémie", a par ailleurs indiqué le Conseiller à la sécurité nationale américain Jake Sullivan sur twitter.

Washington est de plus en plus pressé de faire davantage pour aider l'Inde, un allié stratégique dans les efforts du président Joe Biden pour contrer la Chine.

"L'UE met en commun ses ressources"

Dans la foulée, l'Union européenne a à son tour annoncé qu'elle allait fournir une "assistance" à l'Inde, en activant son Mécanisme européen de protection civile.

Institué en 2001, ce mécanisme permet aux États membres de l'UE participants de coordonner leur aide et de déployer des moyens dans le monde entier en cas de situation d'urgence de grande ampleur à laquelle ne peut pas faire face seule la protection civile d'un pays.

"L'UE met en commun ses ressources pour répondre rapidement à la demande d'assistance de l'Inde via le Mécanisme de protection civile de l'UE", écrit Ursula von der Leyen, qui se dit "alarmée par la situation épidémiologique [dans ce pays]".

Le commissaire européen à l'Aide humanitaire, Janez Lenarcic, a précisé sur le même réseau social que le Centre de coordination de la réaction d'urgence (ERCC), qui figure au cœur de ce mécanisme, coordonnait "déjà les États membres de l'UE prêts à fournir d'urgence de l'oxygène et des médicaments".

Une aide de la France, du Royaume-Uni et de l'Allemagne

La France va "apporter dans les prochains jours un soutien significatif en capacités d'oxygène", a par ailleurs annoncé l'Elysée à l'AFP. Cette aide devrait se traduire par l'envoi de respirateurs à oxygène dont l'Inde manque cruellement, a expliqué une source proche de l'exécutif, sans plus de précisions.

Une promesse similaire a été faite par le Royaume-Uni. Dans un communiqué, le gouvernement britannique a annoncé, dimanche, dans un communiqué envoyer plus de 600 pièces d'équipements médicaux d'urgence vers l'Inde. À la suite de discussions avec le gouvernement indien, "le premier envoi de matériel quittera le Royaume-Uni dimanche et devrait arriver à New Delhi aux premières heures mardi matin", a indiqué le communiqué.

D'autres livraisons devraient suivre dans le courant de la semaine, est-il précisé dans le communiqué.

De son côté, la chancelière allemande, Angela Merkel, avait annoncé peu avant que son gouvernement se préparait à fournir une aide d'urgence à l'Inde, sans donner de détails sur son contenu.

Le Canada s'est aussi dit prêt à aider et a "communiqué avec les autorités indiennes pour déterminer comment le Canada peut appuyer l'Inde dans cette période difficile", a indiqué le chef de sa diplomatie Marc Garneau.

Risque de catastrophe humanitaire

L'Inde a recensé dimanche près de 350 000 nouvelles contaminations au coronavirus sur 24 heures, un record mondial, et les autorités locales ont décidé de prolonger d'une semaine le confinement dans la capitale New Delhi.

"Nous avons décidé de prolonger d'une semaine le confinement", a annoncé le ministre en chef de Delhi Arvind Kejriwal. "Les ravages du coronavirus se poursuivent et il n'y a pas de répit." La capitale, qui compte 20 millions d'habitants, est l'agglomération indienne la plus touchée par l'épidémie. Un confinement d'une semaine y avait débuté lundi dernier pour tenter d'atténuer la pression sur les hôpitaux, confrontés à une grave pénurie d'oxygène.

La crise met de nouveau en lumière la vétusté du système de santé indien, alors que la colère monte contre le manque de préparation présumé du gouvernement fédéral face à cette vague épidémique.

Avec Reuters et AFP