Covid-19: aux États-Unis, les experts craignent que le Superbowl ait un effet "super-contaminateur"

Jules Pecnard
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Le 53e Superbowl (illustration) - AFP
Le 53e Superbowl (illustration) - AFP

Le 55ème Superbowl sera-t-il "super-contaminateur"? Aux États-Unis, des experts médicaux craignent que la grand-messe prévue dimanche, à savoir la finale de la saison de football américain, toujours très attendue et regardée, génère un dangereux rebond de l'épidémie de Covid-19. Dans le pays le plus touché par le virus - près de 450.000 morts à ce jour -, cela a été le cas après quasiment tous les jours de célébration.

Le 7 février en sera un. En Floride, les Chiefs de Kansas City affronteront les Buccaneers de Tampa Bay. Mardi, la NFL (la ligue nationale de football) a annoncé que 25.000 personnes seraient accueillies dans le Raymond James Stadium, dont une majorité de membres du personnel soignant. Les humains cohabiteront avec 30.000 silhouettes en carton, pour un total de 55.000 sièges occupés sur les 65.000 du stade.

Restaurants et bars ouverts

Ce ne sont toutefois pas les spectateurs invités au stade de Tampa - obligatoirement munis d'un test de dépistage négatif pour pouvoir entrer - qui suscitent des frayeurs. Ce sont bien les réunions privées, en appartement ou ailleurs, qui sont sûres d'avoir lieu et, pour beaucoup d'entre elles, de se transformer en fêtes.

Dans deux sondages distincts, l'un de la Seton Hall University et l'autre de la Fédération nationale de la vente au détail, entre 25 et 28% des personnes interrogées disent vouloir participer à un événement dans un domicile privé ou dans un restaurant ou dans un bar. Car oui, aux États-Unis, ceux-ci demeurent ouverts dans bien des endroits.

Fans âgés de plus de 50 ans

Or, c'est dans ces lieux que le Covid-19 se propage le plus, les personnes présentes y étant le plus susceptible de négliger les gestes barrières. Cela sera d'autant plus le cas cette fois-ci avec la circulation de nouveaux variants, plus transmissibles. Il y a par ailleurs des précédents: d'importants matchs de NBA (basketball) organisés à Los Angeles à l'automne ont été à l'origine de rebonds épidémiques.

Il faut ajouter à cela que les fans de la NFL sont, pour beaucoup d'entre eux, rappelle Forbes, âgés de plus de 50 ans et souffrent de comorbidités. Rappelons enfin qu'en 2020, plus de 100 millions d'Américains ont regardé le Superbowl. Cette année, avec la lassitude à l'égard de la pandémie marquant le pas, ce chiffre risque d'être encore plus important.

Article original publié sur BFMTV.com