Covid-19 : quel a été le vrai impact de la pandémie sur les hôpitaux en 2020 ?

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Un rapport montrant que les patients atteints du Covid-19 n’ont représenté que 2 % des hospitalisations sur l’année 2020 a été utilisé pour conclure à une supposée exagération de la pandémie. Sciences et Avenir décrypte ces données.

A-t-on exagéré la crise sanitaire ? C’est ce que l’on pourrait imaginer en constatant que les patients atteints du Covid-19 n’ont représenté que 2 % des hospitalisations en France pendant l’année 2020. Ce chiffre, très commenté ces derniers jours, provient (Atih), qui a analysé toute l’activité hospitalière en France durant la première année de la pandémie. Or, ce chiffre mélange toutes les causes d’hospitalisations, y compris des chirurgies programmées, des naissances et même des actes d’odontologie, noyant les patients Covid dans des millions d’hospitalisations non urgentes. Pour décrypter la vraie ampleur de la crise hospitalière, Sciences et Avenir s'est plongé dans ces données, disponibles sur le site , où l’Atih regroupe les chiffres concernant l’ensemble des activités hospitalières du pays.

Une épidémie concentrée en quelques mois

L’activité épidémique en France n’a pas été constante durant l’année 2020, mais s’est concentrée en deux vagues, au printemps et à l’automne, qui ont été cassées artificiellement par des confinements et d’autres mesures de distanciation sociale. Ainsi, l’occupation en , qui donne une première idée de l’activité hospitalière durant la pandémie, a été élevée principalement pendant les mois d’avril et de novembre durant lesquels les patients Covid ont saturé la capacité initiale des services de réanimation, estimée à environ 5.000 lits avant la pandémie (voir graphique 1).

Graphique 1. Évolution journalière de l’occupation en réanimation des patients avec diagnostic Covid-19, par rapport à la capacité initiale de 5.000 lits. Les lignes verticales démarquent la fin de chaque mois. Crédit : Nicolas Gutierrez C.

C’est d’ailleurs ce que l’on constate aussi en regardant les hospitalisations de chaque mois. Dans ces chiffres qui, rappelle-t-on, regroupent l’ensemble de l’activité hospitalière (y compris les interventions non urgentes), on voit une baisse de l’activité pendant la première vague, notamment en avril. Cela à cause de l’annul[...]

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