Covid-19 en Équateur: l'état d'exception réimposé dans huit provinces

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Depuis ce vendredi, une grande partie de l’Équateur est de nouveau soumise au régime de l’état d’exception. Le président de la République Lenin Moreno l’a annoncé jeudi soir en précisant que cette mesure est une réponse aux signaux « d’alerte de calamité publique » qui se multiplient sur le front de la pandémie.

Avec notre correspondant à Quito, Éric Samson

Il y a quelques jours, un responsable de l’hôpital public du sud de Quito lançait un cri d’alarme ; après avoir réquisitionné des tentes installées dans un parking, son unité de soins intensifs est désormais remplie à 145%. Dans tous les centres de soin de la capitale, les listes d’attente s’allongent. À Guayaquil, ville martyre de la pandémie il y a un an, 20 personnes meurent tous les jours de Covid-19. Faute de vaccins, moins de 200 000 personnes ont à ce jour reçu une première injection dans tout le pays.

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Pour limiter autant que possible les interactions sociales, un couvre-feu a été rétabli de 20h à 5h du matin dans les huit provinces les plus peuplées du pays. Il y aura tout de même de nombreuses exceptions pour le corps médical, la police, l’armée, les journalistes et les travailleurs des secteurs stratégiques.

Prévu pour un mois, l’état d’exception pourrait être prolongé en fonction de l’évolution de la pandémie. La circulation automobile et les ventes d’alcool ont été limitées et les agglomérations de personnes sont interdites.

Du lundi 5 au vendredi 9 avril, le télétravail sera obligatoire pour tous les travailleurs du service public. Ces restrictions seront levées exceptionnellement le dimanche 11 avril pour le second tour de l’élection présidentielle.