Covid-19 : les épidémiologistes se sont-ils trompés dans leurs modélisations, comme l'insinue Emmanuel Macron ?

franceinfo
·1 min de lecture

"Je n'ai aucun mea culpa à faire, aucun remord, aucun constat d'échec." Jeudi soir, le président de la République s'est montré inflexible face aux critiques sur la gestion de la crise sanitaire, lors d'une conférence de presse surprise. "Est-ce que le 29 janvier nous aurions dû confiner le pays, comme certains le disaient, comme des modèles montraient que nous allions flamber en février ?" a questionné Emmanuel Macron. Pour lui, non : "Nous avons eu raison de ne pas reconfiner la France parce qu'il n'y a pas eu l'explosion qui était prévue par tous les modèles." Pourtant, les modélisations réalisées alors mettaient plutôt en garde contre un regain épidémique à la mi-mars, et ce regain a effectivement eu lieu.

Retour fin janvier 2021, lorsque la situation épidémique en France n'est pas aussi alarmante qu'aujourd'hui. Les chiffres quotidiens dessinent alors un plateau ascendant, mais la préoccupation est ailleurs : plusieurs variants sont identifiés et leur progression inquiètent les autorités françaises. Le variant B.1.1.7, apparu en Angleterre, semble plus contagieux, et fait craindre une détérioration rapide de la situation épidémique.

Un pic annoncé entre mi-février et début avril

L'équipe de modélisation des maladies infectieuses de l'Inserm se penche alors sur la question et publie le 16 janvier une étude (PDF, en anglais). Les chercheurs estiment, grâce à leurs modélisations, que "le variant deviendrait dominant en France entre fin février et mi-mars", induisant une (...)

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi