Covid-19 : les écoles, lieux de nombreuses contaminations

Emmanuel Macron a ordonné la fermeture des établissements scolaires pour trois semaines. Mercredi 31 mars, les parents d'élèves étaient dans l'expectative. Certains se disaient pour cette mesure, comme une mère de famille rencontrée par France 3 : "C'est mieux que si tous les élèves se le filent et que tous les parents sont contaminés après. C'est juste qu'il faut s'organiser. Je travaille à mon compte, ça va être compliqué." En revanche, beaucoup redoutaient le retour de l'école à la maison. "Dans un appartement de deux pièces pour cinq, avec trois enfants, ce n'est pas évident", craignait une autre mère d'élève. Un surrisque d'hospitalisation Les écoles primaires, les collèges et les lycées sont-ils vraiment des lieux de contamination à cause du variant anglais du Covid-19 ? "On a la chance d'avoir une grande étude anglaise qui a pris le problème à l'envers. Les Anglais ont regardé, lors de la première vague, et lors de la deuxième avec le variant anglais, si les parents avaient plus de risques d'être hospitalisés lorsqu'ils avaient un enfant à la maison par rapport à des personnes du même âge qui n'avaient pas d'enfant (...). Ils se sont aperçus qu'effectivement, avec le variant anglais, il y a un surrisque d'hospitalisation", explique le médecin et journaliste France Télévisions Damien Mascret, en direct pour le 19/20 de France 3. Ainsi, ce surrisque s'élève notamment à 18 % avec des enfants âgés de moins de 12 ans, à 26 % avec des enfants de 12 à 18 ans, et peut aller jusqu'à 44 % si des parents ont des enfants dans ces deux catégories d'âge.