Covid-19 : dans les écoles, la difficile adaptation à l'enseignement à distance

Lors de sa prise de parole mercredi 31 mars, Emmanuel Macron a annoncé la fermeture des établissements scolaires pour trois semaines. Les cours auront lieu en distanciel la première semaine, puis les vacances d’avril seront regroupées pour toutes les zones pendant deux semaines. Ensuite, les collèges et lycées resteront en distanciel jusqu’à début mai, tandis que les élèves de maternelle et primaire retourneront en présentiel. Rodrigo Arenas, co-président de la FCPE (Fédération des Conseils de Parents d’Élèves) était l’invité du 23h de franceinfo pour réagir à ces annonces. Des inégalités entre les élèves "La semaine prochaine, l’école à distance, ce n’est pas une réalité. On ne peut pas demander aux enseignants de bouleverser leur méthode pédagogique dans les petites classes comme cela, a-t-il déclaré. Pour les lycées, la grande majorité des élèves sont livrés à eux-mêmes. Pour ceux qui n’ont pas leurs parents pour les débloquer sur un point de programme, c’est la débrouille généralisée." L’organisation doit s’effectuer dans un laps de temps très court, et si certains établissements sont mieux équipés que d’autres, Rodrigo Arenas pointe que "des initiatives individuelles ne font pas un système scolaire".