Covid-19 : âpres débats en vue à l'Assemblée nationale sur le pass vaccinal

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Face à une épidémie de Covid-19 qui flambe, les députés examinent lundi le projet de loi transformant le pass sanitaire en pass vaccinal dont l'adoption ne fait aucun doute, malgré un climat tendu et l'hostilité de plusieurs groupes politiques.

Au Palais-Bourbon, à partir de 15 heures, le projet de loi "renforçant les outils de gestion de la crise sanitaire" de Covid-19 est l'objet de plus de 650 amendements pour cette première lecture jusqu'au bout de la nuit. Il ira ensuite en commission au Sénat mercredi, puis en séance jeudi, en vue d'une adoption définitive par le Parlement d'ici à la fin de semaine, pour une entrée en vigueur dès le 15 janvier 2022.

Ce texte "répond à la reprise épidémique de manière efficace, graduée. Il fait le choix de la science" et "de la responsabilité", insiste le ministre de la Santé Olivier Véran, alors que la France vient de franchir à plusieurs reprises la barre des 200.000 nouveaux cas quotidiens. Le gouvernement veut mettre plus encore la pression sur les près de cinq millions de Français de 12 ans et plus non-vaccinés qui, faute de pouvoir justifier d'un statut vaccinal, n'auront plus accès aux activités de loisirs, aux restaurants et bars, aux foires ou aux transports publics interrégionaux. Un test négatif ne suffira plus, sauf pour accéder aux établissements et services de santé.

Tensions

Pour disposer d'un schéma vaccinal complet, il faudra, à partir du 15 février 2022, effectuer sa dose de rappel quatre mois (et non plus sept) après sa deuxième dose, sachant qu'une infection équivaut toujours à une injection. Selon la présidente LREM de la commission des Lois, Yaël Braun-Pivet, le pass vaccinal permettra "d'éviter des mesures beaucoup plus coercitives", comme des confinements ou des couvre-feux.

Dans l'opposition, le groupe PS dit voter "par principe" pour le pass vaccinal, comme la majorité des députés LR. Les insoumis, qui dénoncent une "mesure brutalisante" et une "illusion de protection", ainsi que les communistes, qui ne veulent pas "imposer aux Français tous les quatre mois de se faire encore une dose", voteront contre. De même pour les députés RN : Sébastien Chenu préfèrerait "cibler les personnes à risque et non pas contraindre tous les Français".

Ces vote[...]

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