Covid-19: à l'arrêt, les stations de ski françaises sont en détresse

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Alors que les vacances scolaires commencent ce samedi 13 février pour l’Île-de-France, les remontées mécaniques sont à l’arrêt, aucune date de réouverture n’a pour l’instant était annoncée. Sans touristes l’hiver, c’est toute l’économie de la montagne qui s’effondre. Jean Castex a annoncé un plan de relance de 4 milliards d’euros il y a une semaine, mais cela ne suffit pas à raviver la flamme dans les stations de ski.

Avec notre envoyé spécial à Courchevel, Alexis Bédu

Sur le front de neige, à 1 850 mètres d’altitude, quelques luges s’élancent dans la poudreuse, quelques skieurs reviennent d’une randonnée. Des locaux principalement, comme Pierre, jeune restaurateur dans la station. Cela fait seulement trois ans qu’il a ouvert son établissement : « On devait se verser notre premier salaire en mars 2020. Ça a loupé... Du coup, toujours pas de salaire. 600 euros sur mon compte, pas un brin d’indemnisation pour les patrons, décrit-il. Oui, en effet, on touche les aides, qui passent toutes dans le prêt, dans le loyer. Elles sont toutes dilapidées dans toutes ces charges. On se serre la ceinture, on se fait petit. On profite du peu qu'il y a à profiter, c’est-à-dire le temps libre qu’on a sur les mains qu’on ne préférerait pas avoir. Voilà, on tue les journées comme ça. » Motivation plombée. Il n’a même plus envie de retourner derrière ses fourneaux et pense à revendre le restaurant.

7% du chiffre d'affaires

Pour Bertrand, patron d’un magasin de ski, la période est également compliquée : « Sur décembre, on doit être à 7% du chiffre d’affaires. On est probablement à à peu près pareil sur janvier. Pour un magasin comme nous qui vendons de l’équipement pour les pistes, le fait de ne pas avoir les pistes ouvertes, ça nous a fait mal. Les gens viennent de loin, à Courchevel. Donc, si on ne les a pas ces gens-là, c’est sûr, ça fait mal. »

La clientèle étrangère représente habituellement 60% de la fréquentation de la station.

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