Covid-19 à l'école : le protocole sanitaire allégé est "complètement hallucinant", dénoncent les syndicats d'enseignants et de parents d'élèves

Clément Parrot
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"Un jour, vous êtes cas contact. Le lendemain, vous ne l'êtes plus. C'est extrêmement compliqué de suivre", explique à franceinfo Gilles Langlois, secrétaire national du syndicat des enseignants SE-Unsa. Le ministère de l'Education nationale a modifié, vendredi 12 février, le protocole sanitaire en vigueur dans les écoles. Le personnel n'est plus cas contact systématique et il n'y a pas de fermeture automatique de la classe en cas de présence du variant détecté au Royaume-Uni (B.1.1.7).

Jusqu'ici, le protocole sanitaire prévoyait que, dans le primaire et le secondaire, si un cas de variant B.1.1.7 était confirmé parmi les enseignants ou les élèves, la classe concernée devait fermer. Désormais, il faudra trois cas positifs à ce variant pour entraîner la fermeture d'une classe. "L'objectif du ministère est clair : il s'agit de maintenir les écoles ouvertes", estime Gilles Langlois.

"Pas suffisamment protégés"

"On ne comprend pas, parce qu'il n'y a pas eu de baisse des contaminations et que la question des variants est inquiétante dans plusieurs territoires, notamment en Moselle ou à Dunkerque", poursuit Guislaine David, cosecrétaire générale et porte-parole du SNUipp-FSU. Ce syndicat majoritaire chez les enseignants du premier degré réclame l'annulation du nouveau protocole et un retour au "principe de précaution". "On a l'impression de ne pas être suffisamment protégés avec ce nouveau protocole. La zone B, qui n'est pas encore en vacances [elle le sera à partir du 20 (...)

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