Covid-19 à l'école: Castex annonce 3 simplifications du protocole de dépistage

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  • Jean Castex
    Homme d'État et haut fonctionnaire français

ACTUALITÉS - Le protocole de dépistage à l’école, troisième essai. Jean Castex s’est exprimé au journal télévisé de 20h sur France 2 face à Anne-Sophie Lapix, ce lundi 10 janvier. Le Premier ministre a annoncé de nouveaux changements dans le protocole de dépistage du Covid-19 à l’école.

Face au tsunami de cas de Covid liés au variant Omicron, le gouvernement a décidé d’alléger certaines mesures pour le dépistage des élèves. “On va procéder à un certain nombre de simplifications: notre objectif est de laisser au maximum les écoles ouvertes, a déclaré Jean Castex. Si on fermait une classe au premier cas, compte tenu de l’explosion d’Omicron, en quelques jours, toutes les écoles de France et de Navarre seraient fermées”.

“Effectivement on voit ces files d’attente, je suis père de famille, je vois bien ce qui se passe”, a souligné le Premier ministre en défendant des “réponses de simplification” alors que parents d’élèves et enseignants sont sur les dents depuis la rentrée et qu’une grève se profile à l’horizon dès jeudi.

Voici les trois nouveaux ajustements annoncés:

  • Quand un cas positif sera décelé dans une classe, on ne demandera plus aux parents de venir chercher dans l’heure leur enfant : “on attendra la sortie scolaire”, explique Jean Castex.

  • Si votre enfant est cas contact, il n’aura plus besoin de faire son premier test PCR ou antigénique en pharmacie: “Il pourra recourir à trois autotests gratuits″, annonce le Premier ministre.

  • Enfin, il n’y aura plus besoin pour les parents de produire une attestation pour chaque test négatif. Il faudra désormais une seule attestation sur l’honneur certifiant que le premier autotest est négatif. “On va demander une attestation une fois pour toutes, pour simplifier la vie des parents et des enseignants”.

Les trois autotests seront gratuits, grâce à une attestation délivrée par l’école. Mais ils continueront à n’être distribués qu’en pharmacie.

11 millions d’autotests livrés en pharmacie cette semaine

Auparavant, chaque élève identifié comme cas contact en milieu scolaire devait se soumettre immédiatement à un test PCR ou antigénique, avec comme effet depuis une semaine d’engorger pharmacies et laboratoires, suivi de deux autotests.

Jean Castex a également précisé que 11 millions d’autotests allaient être livrés dans les pharmacies cette semaine. Il a expliqué pourquoi ces autotests ne seraient pas directement attribués aux écoles: “Si je les mets dans les écoles, je risque d’en mettre beaucoup dans des écoles qui n’en ont pas besoin et pas assez dans celles qui en ont besoin”.

Alors que les pharmacies et laboratoires croulent sous les prélèvements nasopharyngés, environ 1,5 million chaque jour, Jean Castex s’est toutefois refusé à modifier la doctrine française en défendant cette politique de tests massifs dont l’abandon reviendrait à “casser le thermomètre”. “Il y a eu 10.453 classes fermées aujourd’hui, c’est beaucoup, mais en même temps ce n’est que 2%. On ne ferme ni les écoles ni le pays”, a-t-il insisté.

Un “total mépris vis-à-vis des enseignants”

La première réaction de Guislaine David, secrétaire générale du Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire, a été très fraîche: “C’est du total mépris vis-à-vis des enseignants qui sont sur le terrain. Cet allégement ne va pas du tout faire réduire le nombre de contaminations à l’école au contraire, ça va les décupler. Car il suffit désormais d’une attestation sur l’honneur des parents”, a-t-elle déploré.

L’intervention télévisée du Premier ministre est apparue comme une tentative de calmer le feu qui couvait chez les enseignants et les parents d’élèves, autant qu’un nouveau revers pour le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, fragilisé depuis le début de l’année.

Le protocole sanitaire avait déjà été simplifié le 7 janvier. Ce jour-là, le Snuipp-FSU, premier syndicat d’enseignants du primaire et le SE-Unsa pour les écoles mais aussi les collèges et les lycées, ont lancé un appel à la grève nationale jeudi 13 janvier. “La situation depuis la rentrée de janvier engendre une pagaille indescriptible et un sentiment fort d’abandon et de colère parmi les personnels des écoles”, dénoncent-ils.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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