"Couvre-feu sur la vie", la chronique d'Anne Roumanoff

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Ce que l’on racontera peut-être dans les livres d’histoire

En 2020, un virus mortel et très contagieux se répandit dans le monde entier. Pour juguler cette terrible épidémie, de nombreux pays imposèrent à leurs habitants de rester confinés chez eux et de limiter leurs interactions sociales. Cela ralentit la progression de l’épidémie mais déclencha une crise économique mondiale sans précédent et des explosions de violence un peu partout dans le monde. En 2021, la découverte d’un vaccin permit de juguler peu à peu la maladie mais l’impact économique, social, politique et moral de cette crise sanitaire allait durer beaucoup plus longtemps.

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Comme un conte philosophique

Le monde allait vite, très vite, trop vite. Les gens n’étaient pas attentifs aux autres, seule comptait la réussite économique et aussi publier des photos de soi avec des filtres sur les réseaux sociaux pour obtenir un maximum de like. Alors l’univers déclencha une épidémie mondiale comme pour nous dire "stop! Maintenant ça suffit! On arrête tout et on réfléchit". Une prise de conscience générale eut lieu : "À quoi bon courir comme ça? Pourquoi abîmer autant la planète? Le bonheur est-il dans ce que l’on a ou vient-il de ce que l’on est?"

Apprendre à vivre au jour le jour

– On fait quoi à Noël? On va chez mamie? Elle a encore appelé hier pour savoir.

– Non, c’est trop dangereux pour elle et surtout pour pa...


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