Couvre-feu : ce que nous racontent les nuits dont nous sommes privés

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20 heures pour les uns, 18 heures pour les autres, plus nombreux depuis le 10 janvier. Avec le couvre-feu, la nuit est interdite à tous (sauf exception dûment justifiée). Confinement partiel circonscrit aux heures nocturnes, la méthode a montré son efficacité pour contenir l’épidémie, expliquent les autorités. Sans doute, mais à quel prix ?

Pas question ici de contester le bien-fondé d’une règle sanitaire, simplement d’en prendre la mesure. Pourra-t-on encore écrire, comme Racine, que " nous avons des nuits plus belles que vos jours " (“Lettre à M. Vitart”, 1662) ? Ou se transformer peu à peu en " hibou " comme Restif de la Bretonne, qui racontait les créatures louches de la capitale dans ses Nuits de Paris (1786) ? Ou encore chanter à tue-tête le refrain de Laura Branigan, tube de 1984, " Oh the night is my world " ? Pour saisir ce dont nous sommes privés en ces longues nuits hivernales et ce qu’il nous reste malgré tout, il faut sonder l’imaginaire nocturne, explorer les libertés et les ambivalences qu’abrite habituellement la nuit. Inutile d’aller chercher les lumières (forcément malvenues) des politiques, épidémiologistes et autres experts de la santé publique. Mieux vaut écouter ces artistes, écrivains et philosophes — insomniaques ou noctambules — que l’obscurité inspire.La nuit dans ses ambiguïtésFou, tout ce qui se trame entre le crépuscule et l’aube. Dans la dernière livraison de la jolie revue en ligne L’Intimiste publiée le 10 janvier, Didier Pourquery...

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