Couvre-feu en France : Gérald Darmanin annonce "une augmentation de plus de 30%" des contrôles

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Pour pousser les Français à respecter le couvre-feu à 18h, le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé dimanche "une augmentation de plus de 30 % des contrôles" de police depuis samedi. Selon le ministre, ils devraient également être plus fréquents "dans les jours à venir".

C'était une mesure annoncée par Jean Castex vendredi soir. Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a confirmé son application, dimanche 31 janvier, en rapportant une "augmentation de plus de 30 %" des contrôles depuis samedi concernant le respect du couvre-feu à 18 h.

À la suite de l'allocution de Jean Castex vendredi, Gérald Darmanin avait envoyé un télégramme aux préfets pour leur demander de "prendre sans délai toutes dispositions de nature à faire respecter très strictement ces nouvelles règles". La France a en effet interdit les voyages hors-UE sauf motif impérieux et exige la présentation d'un test PCR négatif pour toute entrée dans le pays, en provenance d'un pays de l'UE.

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Dimanche, Gérald Darmanin a évoqué "des consignes de particulière fermeté pour appliquer ce couvre-feu à 18 h et aussi pour lutter contre les magasins qui ouvrent avec des jauges trop différentes de celles qu'avait demandé le gouvernement, à savoir 8m2 par personne", a-t-il dit à la barrière de péage de Buchelay sur l'A13, où les contrôles, effectués par policiers et gendarmes, ont provoqué d'importants bouchons dans le sens province-Paris.

65 000 contrôles pour 6 000 verbalisations

Selon le ministre, "cela s'est traduit hier (samedi) par une augmentation de plus de 30 % des contrôles, ça sera aussi le cas ce (dimanche) soir et dans les jours à venir. Donc, les Français doivent savoir qu'après 18 h, ils ont beaucoup de chance de se faire contrôler et donc verbaliser".

Samedi, il y a eu selon Gérald Darmanin, "65 000 contrôles qui ont été effectués pour 6 000 verbalisations", ainsi que "quasiment 400 établissements verbalisés pour des jauges qui n'ont pas été tenues sanitairement".

"La contre-partie du fait de ne pas faire de confinement malgré les difficultés sanitaires que nous connaissons, c'est la demande du Premier ministre de pouvoir être très strict sur les règles, notamment du couvre-feu", a-t-il rappelé.

Pour le ministre de l'Intérieur, "pouvoir contrôler ces attestations, c'est vraiment une priorité qu'(il a) donnée aux préfets, aux gendarmes et aux policiers. Dans cette période très particulière de la crise sanitaire, on voit bien que c'est une course contre la montre pour éviter la propagation de ce virus", a-t-il poursuivi.

Avec AFP

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