Couvre-feu à 18 heures: ces scientifiques et élus locaux en plein doute

Anthony Berthelier
·Journaliste au HuffPost
·1 min de lecture
Éreintés, les scientifiques et élus locaux doutent de l'efficacité du couvre-feu élargi (photo d'illustration prise le 23 octobre 2020) (Photo: Fred SCHEIBER / AFP)
Éreintés, les scientifiques et élus locaux doutent de l'efficacité du couvre-feu élargi (photo d'illustration prise le 23 octobre 2020) (Photo: Fred SCHEIBER / AFP)

POLITIQUE - Deux minutes de soleil en plus, deux heures de bamboche en moins. Voilà le lot de millions de Français pour ce 10 janvier. Les habitants des Bouches-du-Rhône, de Côte-d’Or (et de six autres départements), verront le couvre-feu débuter à 18 au lieu de 20 heures dès ce dimanche.

Au total, huit départements rejoignent donc les quinze premiers, surtout dans l’est du pays, subissant déjà ce confinement nocturne élargi. Des “mesures difficiles mais nécessaires”, pour Jean Castex alors que l’épidémie de coronavirus repart à la hausse dans certains territoires, faisant basculer les indicateurs sanitaires dans le rouge. Le Premier ministre a tenté de défendre son nouveau tour de vis depuis Tarbes ce samedi, dans les Hautes-Pyrénées... mais il en faudra davantage pour convaincre les sceptiques.

Et ils sont nombreux. Comme à chaque étape de cette pandémie, les élus locaux montent au créneau. Et comme toujours, ou presque, c’est depuis Marseille que la fronde émerge. Mais cette fois-ci, certains scientifiques médiatiques -reconnus- affichent, eux aussi, clairement leurs doutes.

Deux heures pour quelle efficacité?

C’est le cas du professeur Éric Caumes, le chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière. “18 heures plutôt que 20 heures? Ben écoutez, on verra bien”, a-t-il lâché dans une sorte de sourire ironique, ce samedi, au micro de franceinfo, avant d’en dire davantage sur son scepticisme: “je ne suis pas sûr que ce soit très efficace mais on verra. Je pense que sur le plan économique ce n’est pas une très bonne chose en plus, mais on verra.”&...

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.