Couvre-feu avancé à 18 heures : une mesure lourde de conséquences pour les commerçants

À l'heure de l'ouverture des magasins, samedi 2 janvier à Nancy (Meurthe-et-Moselle), les commerçants avaient déjà un œil sur leur montre. En cause : un couvre-feu avancé à 18 heures dans 15 départements de France, dont le leur. Pour Diane Antoine, commerçante, cette mesure est synonyme d'une heure de travail perdue. "Les gens sortent du travail vers 17 heures, 17h30, et ils viennent faire leurs courses alimentaires en sortant du travail", constate-t-elle. Toute une organisation à repenser Un moment stratégique : au total, 20% de l'activité d'une journée risquent de s'envoler. "Peut-être que les gens vont s'organiser différemment, espère Diane Antoine. Nous, on va adapter nos horaires, et on verra". Les habitants aussi auront toute leur organisation à repenser. "Pour faire les courses après le boulot, ça va être un peu serré. Peut-être qu'on va aller les faire plutôt sur le temps de midi", envisage un passant.