Couvre-feu à 18h: une mesure "tardive et peut-être insuffisante" juge le maire de Nancy

Mélanie Rostagnat avec AFP
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Mathieu Klein, le maire (PS) de Nancy, le 10 novembre 2016 à Nancy - JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN © 2019 AFP
Mathieu Klein, le maire (PS) de Nancy, le 10 novembre 2016 à Nancy - JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN © 2019 AFP

Le maire de Nancy, Mathieu Klein, a estimé ce samedi que l'avancée du couvre-feu à 18 heures dans quinze départements était une mesure "tardive et peut-être insuffisante" pour lutter contre l'épidémie de Covid-19 qui a repris à un "rythme effréné".

"Le couvre-feu est une mesure qui me semble relativement tardive et peut-être insuffisante mais espérons qu'il produise des effets", a déclaré Mathieu Klein sur France Info, quelques jours après avoir plaidé pour un reconfinement local, comme d'autres élus du Grand Est, dont le président de la région Jean Rottner et le maire de Reims, Arnaud Robinet.

"La situation à Nancy et dans le Grand Est, depuis le début du mois de décembre, se dégrade continuellement que ce soit au niveau de la circulation du virus, au niveau des lits à l'hôpital ou des cliniques privées, donc nous sommes face à une épidémie qui a repris un rythme effréné", a-t-il déclaré.

Il faut "des mesures claires"

Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a présenté vendredi la liste des 15 départements, dont la Meurthe-et-Moselle, où le couvre-feu est avancé à 18 heures dès samedi, contre 20 heures dans le reste du pays, pour tenter de diminuer le nombre de contamination.

"Il y a une lassitude, pour en sortir il faut des mesures claires et malheureusement nous sommes encore là sur un entre-deux", a commenté Mathieu Klein.

En Meurthe-et-Moselle, le taux d'incidence hebdomadaire du Covid-19 au 29 décembre (derniers chiffres disponibles) s'élevait à 242,9 pour 100.000 habitants, contre 127,3 au niveau national. Ces chiffres étaient respectivement de 132,9 et 109,6 au 1er décembre.

Un rythme de vaccination "incompréhensible"

Egalement président du conseil de surveillance du CHRU de Nancy, qui a commencé à vacciner son personnel et les soignants à domiciles dès jeudi, Mathieu Klein a réclamé une "accélération" de la campagne vaccinale en France, jugeant "incompréhensible" son rythme actuel.

"Il est encore temps de rattraper ce sentiment d'un démarrage poussif", a-t-il estimé, réclamant au gouvernement de faire parvenir "rapidement" les doses aux "territoires les plus touchés".

"Le gouvernement a la responsabilité de les répartir sur le territoire, mais les territoires, eux, sont prêts", a-t-il assuré.

Article original publié sur BFMTV.com