Couvre-feu à 18h : une course contre la montre pour les familles

À Besançon (Doubs), il faut réserver son couscous avant 17 heures dans le restaurant de Kheira Bekhaled. La cheffe se met en cuisine bien plus tôt et craint de perdre sa clientèle du soir. "Avant, on avait des personnes qui finissaient à 19 heures, qui récupéraient leur paquet, et ils rentraient chez eux à 20 heures, on avait le temps. Aujourd’hui, on est là toute la journée à regarder notre montre, parce qu’on est chronométrés", explique-t-elle. Avec le nouveau couvre-feu à 18 heures, la journée de cette mère de famille se transforme en course contre la montre. La galère des courses La restauratrice va chercher sa fille à l’école à 16h30, une heure plus tôt que d’habitude. Plus de détour au parc, plus de bibliothèque, plus de gymnastique ou de cours d’anglais pour la petite. "On ne va même plus à la piscine, on ne fait plus rien", déplore-t-elle. Les autres parents confirment rencontrer la même galère, surtout pour les courses. "Il faudrait des journées de 48 heures pour faire tout ce qu’on a à faire, alors deux heures en moins, on n'y arrive plus", conclu Kheira.