La course aux prix bas aura-t-elle raison des lois et de notre filière bovine ?

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Mangera-t-on de la côte de b?uf française le 15 août ? L?été se fait attendre, et c?est peut-être la seule bonne nouvelle pour les éleveurs de bovins-viande, car, à cet instant, les fourrages ne devraient pas manquer ! Pour le reste, les restaurants ont rouvert, la période des barbecues va battre son plein. Toute cette convivialité, tant attendue, tire vers le haut la consommation, et la viande bovine n?y échappe pas. De plus, la disponibilité en ferme est loin d?être pléthorique. Légitimement, les conditions de marché sont donc favorables à une hausse des prix payés aux producteurs. Mais il n?en est rien.

Dans le meilleur des cas, ils stagnent, et on estime qu?il manquerait en moyenne 80 centimes d?euros par kilo de carcasse (à la fois en jeune bovin et en vache de réforme) pour pouvoir couvrir les coûts de production.

C?est en théorie le rôle de l?interprofession bovine, Interbev, qui a pour mission d?assurer le respect du plan de filière décidé à la suite des États généraux de l?alimentation et a vocation à traiter la question de la répartition de la valeur au sein de sa filière. Force est de constater que ce rôle n?est pas assuré ; pour cette raison, la Fédération nationale bovine a d?ailleurs décidé de ne plus y siéger jusqu?à nouvel ordre. Dans certains territoires, les éleveurs sont appelés à cesser de livrer les abattoirs, faudra-t-il qu?ils aillent jusqu?à organiser la pénurie pour se faire entendre ?

Armer ceux qui produisent

La loi Egalim offrait de [...] Lire la suite

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