Cours en présentiel, masque obligatoire... Blanquer dévoile le protocole sanitaire de la rentrée

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Elèves masquées lors de la rentrée scolaire en septembre 2020 à Vincennes - Martin BUREAU / AFP
Elèves masquées lors de la rentrée scolaire en septembre 2020 à Vincennes - Martin BUREAU / AFP

La rentrée se profile déjà pour les collèges et les lycées qui ouvriront leurs portes le 2 septembre prochain. Aussi, Jean-Michel Blanquer a pris soin de préciser les contours du protocole sanitaire qui y sera en vigueur, dans un entretien paru dans l'édition du JDD ce dimanche.

Parmi les grands axes retenus par le ministre de l'Éducation nationale pour contrecarrer la diffusion du virus via l'école, on note une volonté non seulement de limiter au maximum l'emploi du pass sanitaire dans le cadre scolaire, mais aussi d'imposer un cadre strict à l'isolement éventuel des élèves. La campagne de vaccination au sein des établissements doit, elle, être facilitée.

· Vaccination garantie aux élèves et personnels dans tous les établissements

C'est en effet l'une des mesures-phares de l'entretien accordé par le ministre. Une campagne de vaccination via les collèges et lycées débutera dès la rentrée scolaire pour les élèves de plus de 12 ans qui le souhaitent.

Alors que la vaccination est ouverte en France aux plus de 12 ans, "dans tous les collèges et lycées de France, élèves et personnels auront accès au vaccin, à proximité ou au sein même de leur établissement", a indiqué le ministre de l'Education nationale, dans un entretien accordé au Journal du Dimanche.

"Selon les situations, soit des équipes mobiles viendront vacciner dans les établissements, soit nous organiserons le déplacement des élèves volontaires, en lien avec les services de santé, vers les centres de vaccination", a t-il précisé. Environ 55 % des 12-17 ans ont déjà reçu au moins une dose de vaccin contre le Covid-19 depuis cet été.

· Protocole de niveau 2 pour la métropole

Par ailleurs, c'est donc le protocole dit de niveau 2 qui s'imposera dans la métropole. Ainsi, tous les établissements scolaires ouvrent, sans enseignement à distance, même si le ministère se réserve la possibilité de le faire évoluer dans un sens plus strict d’ici le fatidique 2 septembre en cas d'aggravation locale de la situation sanitaire.

Le masque sera de surcroît à l'ordre du jour pour tous les élèves en intérieur à partir du CP. En extérieur - notamment à la récréation -, son emploi sera uniquement requis dans les zones où la règle locale l'impose à nouveau à la population générale.

On note une consigne nouvelle à destination des professeurs d'éducation physique et sportive (EPS). En intérieur les sports de contact - tels que le judo, par exemple - sont interdits.

En ce qui concerne les Outre-Mer, où le taux d'incidence du Covid flambe, la Guadeloupe, la Martinique et sans doute la Guyane, devraient éprouver des mesures spécifiques, qui seront annoncées la semaine prochaine. Le protocole pourrait aller "au-delà" - selon les termes mêmes du ministre - du protocole 4, qui est le niveau maximum.

· Un isolement restreint aux élèves non-vaccinés ni immunisés

Question sensible, s'il en est, le ministre de l'Education nationale a également abordé le thème de l'isolement des élèves détectés positifs au virus. Au collège ou au lycée, de la sixième à la terminale, si un cas de Covid-19 survient dans une classe, l'isolement de sept jours à la maison ne sera exigé que pour les élèves ni vaccinés ni immunisés si ceux ces derniers sont définis comme "à risque", ce qui est une nouvelle précision. "La même règle que pour le reste de la population", a fait valoir le ministre.

"Un élève non vacciné est dans une situation plus risquée qu'un élève qui a reçu au moins une injection. Lui demander de rester chez lui en cas de contact à risque, c'est le protéger et protéger les autres", a-t-il expliqué.

Dans le primaire, les enfants n'ayant pas l'âge pour être vaccinés, la règle reste la fermeture de toute la classe pour sept jours en cas de contamination. Pour protéger le secret médical, le statut vaccinal de l'élève sera communiqué sur la foi d'une attestation de vaccination des parents.

· Un emploi du pass sanitaire réduit à la portion congrue

Jean-Michel Blanquer a encore porté son propos sur le thème du pass sanitaire. Il n'y en aura pas dans le cadre des sorties scolaires lors des créneaux réservés aux scolaires. Par exemple, nul besoin du sésame pour assister à une représentation de théâtre réservée à un parterre d'élèves, ni pour une sortie à la piscine réservée aux scolaires.

En revanche, imaginons une excursion dans un musée accueillant simultanément du public. Les élèves non-vaccinés devront alors présenter un test négatif, et le pass s'appliquera. Le pass sanitaire ne s'imposera pas davantage aux parents qui pénètrent dans l'enceinte scolaire. Le masque suffira.

· Dépistage ciblé

Le ministère se déclare favorable à une généralisation de l'usage des capteurs de CO2 mais ne veut pas l'imposer aux collectivités. Il propose d'aider financièrement les collectivités en difficulté à en acquérir. S'agissant des purificateurs, il se réfère à l'avis du haut Conseil de santé publique: ils doivent être uniquement installés là où l'aération n'est pas possible.

Dans le domaine du dépistage, enfin, les tests salivaires vont continuer dans les écoles mais désormais de manière ciblée, lorsque les autorités de santé repèrent une situation suspecte localement. Deux autotests pourront toujours être distribués aux personnels qui le souhaitent.

Article original publié sur BFMTV.com

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