La Cour suprême du Royaume-Uni ne veut pas d'un nouveau référendum sur l'indépendance de l’Écosse

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Il n’y aura pas de nouveau référendum sur l’indépendance écossaise. La Cour suprême britannique a tranché, ce mercredi 23 novembre, après plusieurs semaines de délibérations. Elle avait été saisie par la Première ministre nationaliste écossaise, Nicola Sturgeon. Les juges estiment que l’Écosse n’a pas la légitimité pour organiser un tel scrutin.

De notre correspondante à Londres, Émeline Vin

Le Parlement écossais ne peut pas consulter ses citoyens sur l’indépendance de la nation sans le consentement du Parlement national britannique, à Westminster, estime la Cour suprême… Un consentement que les députés de tous bords, à Westminster, refusent d’accorder – à leurs yeux les Écossais ont déjà voté, il y a huit ans, pour rester dans le Royaume-Uni, et le Brexit ne suffit pas pour justifier un deuxième référendum.

Affaire constitutionnelle

Dans son jugement de 35 pages, la Cour a étudié le projet de loi d’Edimbourg. Même si le résultat du référendum ne serait pas contraignant légalement, il aurait de telles conséquences politiques qu’il s’agit d’une affaire constitutionnelle. Et par conséquent, qui concerne directement Londres.

Manifestations nationalistes

Si Nicola Sturgeon avait demandé l’avis de la Cour suprême, c’était pour s’assurer que le référendum serait inattaquable. Il n’y aura donc probablement pas de vote en octobre 2023, comme le souhaitait la Première ministre – mais elle a déjà indiqué qu’elle ferait campagne, lors des prochaines législatives de 2024, sur la question de l’indépendance. Des manifestations nationalistes sont prévues à travers l’Écosse ce mercredi 23 novembre.


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