Des coupures d’électricités à venir ? Borne « confiante » pour « passer l’hiver », si…

Des coupures d’électricités à venir ? Borne « confiante » pour « passer l’hiver », si...
THIBAUD MORITZ / AFP Des coupures d’électricités à venir ? Borne « confiante » pour « passer l’hiver », si...

POLITIQUE - Faudra-t-il cuire la dinde à la bougie ? Invitée de RTL ce mercredi 7 décembre, Élisabeth Borne s’est voulue rassurante sur les éventuelles coupures d’électricité cet hiver, en cas de surcharge du réseau électrique. La première ministre s’est dite « confiante » dans le fait « qu’on passera l’hiver sans coupure », si… Les Français, les ménages, les collectivités ou les entreprises, continuent leurs efforts pour réduire leur consommation d’énergie.

« Quand le gestionnaire du réseau nous dit ’si on a une vague très froide, si on n’est pas suffisamment mobilisé, on peut avoir des coupures, ma responsabilité c’est d’anticiper, de m’assurer que tout est prêt », a-t-elle affirmé, comme vous pouvez le voir ci-dessous (vers 8’12), avant d’ajouter : « Je suis confiante sur le fait qu’on passera bien l’hiver sans coupure si on continue à se mobiliser tous. »

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Pour la Première ministre « nous avons toutes les cartes en main. » « 8,3 % de baisse de consommation c’est très significatif, il faut que l’on atteigne 10 %, c’est à notre portée », a-t-elle encore expliqué en citant les chiffres de RTE, le gestionnaire du réseau de transport d’électricité français, publié mardi soir « tout le monde s’y est mis. »

Après Macron, Borne recadre les « trop angoissants »

Dans cet esprit, plutôt optimiste, Élisabeth Borne a fustigé l’attitude « des gens » qui « ont passé des messages trop angoissants » ces derniers jours. La veille, Emmanuel Macron avait déjà recadré les tenants de « scénarios de la peur. »

« Stop à tout ça ! Nous sommes un grand pays, nous avons un grand modèle énergétique, nous allons tenir cet hiver malgré la guerre. Et je demande à chacun de faire son travail », a ainsi pesté le président français en arrivant à un sommet européen, mardi à Tirana, en Albanie. « Les scénarios de la peur, pas pour moi ! On reste tous unis et on avance », a-t-il également ajouté en jugeant « stupide » le « débat » de « ces dernières heures ».

Mais de qui parlait-il ? Si les deux têtes de l’exécutif ne citent personne, difficile de ne pas voir, derrière ce courroux, le porte-parole du fournisseur Enedis Laurent Méric. Le responsable a allumé bien involontairement la mèche lundi sur le plateau de BFMTV, en détaillant le protocole destiné à « prévenir et éventuellement aider » les quelque 4000 malades insuffisants respiratoires sous assistance qui pourraient se retrouver, le cas échéant, en zone coupée. S’il doit y avoir des coupures, a-t-il expliqué, elles concerneront une zone entière soit « à peu près 2000 clients sur deux heures maximum » et ne peuvent donc épargner un compteur spécifique.

Il n’en fallait pas moins pour que l’opposition s’engouffre dans la brèche. Interrogée sur le cas précis des personnes sous respirateurs, Élisabeth Borne a difficilement caché son agacement, ce mercredi. « Toutes ces personnes font l’objet d’un suivi individuel (...) donc franchement arrêtons, pas de panique », a-t-elle répliqué.

Reste que l’exécutif, lui aussi, a contribué aux inquiétudes en convoquant la presse à la dernière minute jeudi 1er décembre dernier pour détailler les éventuelles coupures d’électricité en cas de surcharge, puis en investissant les médias pour justifier la tournure des choses. De l’hôpital aux transports en passant par l’école, chaque secteur a décliné son plan B en cas de pénurie d’énergie... Quitte à alimenter les craintes.

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