Coupure d’électricité : les risques sont « derrière nous », dit RTE

Xavier Piechaczyk, président du conseil d’administration de RTE (Réseau de transport d’électricité), prononce un discours lors de l’événement EcoWatt au siège de RTE (Réseau de transport d’électricité) à La Défense, dans la banlieue de Paris, le 11 octobre 2022.
EMMANUEL DUNAND / AFP Xavier Piechaczyk, président du conseil d’administration de RTE (Réseau de transport d’électricité), prononce un discours lors de l’événement EcoWatt au siège de RTE (Réseau de transport d’électricité) à La Défense, dans la banlieue de Paris, le 11 octobre 2022.

ÉLECTRICITÉ - Le risque de coupures en janvier s’éloigne encore un peu plus. L’essentiel des risques de coupures d’électricité cet hiver est passé, a assuré ce mardi 18 janvier le président du directoire de RTE Xavier Piechaczyk sur France Info. Il précise tout de même qu’il reste quelques risques « concentrés » à ce stade des prévisions « autour de la deuxième quinzaine de février », et répète par conséquent qu’il faudra « encore être vigilant ».

Ces risques se présenteront « si on traverse une période de froide longue et importante » alors que « le parc nucléaire (disponible) va décroître », a détaillé Xavier Piechaczyk, président du directoire du gestionnaire du réseau de haute et très haute tension. Il ajoute que les inquiétudes sur d’éventuels délestages « se concentraient sur les mois de novembre, décembre et début janvier » parce qu’à ces périodes, « le nucléaire était très peu disponible ».

Sobriété choisie ou contrainte économique ?

Alors que RTE prévoyait un hiver 2022-2023 complexe pour l’approvisionnement en électricité de la France en raison de la guerre en Ukraine, de l’indisponibilité d’une partie du parc nucléaire et du retard sur les énergies renouvelables notamment, le gestionnaire constate que la baisse de la consommation d’électricité « se stabilise » depuis le début de l’hiver autour de -8,5 % en moyenne, à température normale.

Cette baisse, qui dure depuis maintenant un mois, a été observée « dans des proportions similaires avant, pendant et après les fêtes de fin d’année. Il est désormais solidement établi qu’il concerne tous les secteurs d’activité et ne s’explique ni uniquement, ni majoritairement, par une baisse de l’activité économique dans l’industrie », écrit RTE dans son rapport hebdomadaire. En revanche, le gestionnaire souligne qu’il est, pour l’heure, difficile de distinguer « les parts respectives de sobriété choisie et de contrainte économique ».

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