Coupures ciblées contre des élus: Aurore Bergé dénonce les "menaces" de la CGT énergie

La cheffe de file des députés Renaissance Aurore Bergé en septembre 2022. - Thomas SAMSON / AFP
La cheffe de file des députés Renaissance Aurore Bergé en septembre 2022. - Thomas SAMSON / AFP

"Si l'attaque est frontale, la réponse le sera aussi." Ce lundi sur BFMTV, Fabrice Coudour, secrétaire fédéral de la Fédération CGT des mines et de l'énergie (FNME-CGT), a annoncé que des coupures ciblées étaient prévues contre les élus qui soutiendront la réforme des retraites, confirmant les propos de son secrétaire général, Sébastien Menesplier.

"On va aller voir ceux qui veulent la réforme, qui la soutiennent, ceux-là on va s'occuper d'eux. On va aller les voir dans leurs permanences, on va aller discuter avec eux, et puis si d'aventure ils ne comprennent pas le monde du travail on les ciblera dans les coupures qu'on saura organiser", a-t-il affirmé lors d'une rencontre au siège de la CGT à Montreuil (Seine-Saint-Denis).

Les permanences parlementaires privées d'électricité sans "dommages collatéraux"

Le secrétaire général de la FNME-CGT a précisé sur BFMTV que seules les permanences parlementaires seraient visées et qu'il n'y aurait pas "de dommages collatéraux" car "les électriciens et gaziers sont pleins de moyens qu'ils maîtrisent parfaitement".

Contactée par nos confrères de Franceinfo, Aurore Bergé, la présidente des députés Renaissance à l'Assemblée nationale et donc soutenant le projet de réforme, s'est indignée des propos du syndicat. "Je le dis très clairement : les intimidations et menaces n'ont pas leur place en démocratie", a-t-elle réagi ce lundi après-midi.

Article original publié sur BFMTV.com