Coups, caquetage, invectives... les incidents les plus houleux à l'Assemblée nationale

© FRED DUFOUR

De sérieux incidents ont déjà agité l'Assemblée nationale, à l'instar de l'interruption de la séance des questions au gouvernement jeudi après une interpellation jugée raciste lancée dans l'hémicycle.

1998 : la droite furieuse contre Jospin

Le 14 janvier 1998, Lionel Jospin laisse entendre que la droite n'était "pas favorable" à l'abolition de l'esclavage. Aussitôt, les députés de l'opposition UDF-RPR furieux crient à sa démission, obligeant les huissiers à entourer le chef du gouvernement pour le protéger, puis quittent l'hémicycle. Six jours plus tard, Jospin admet "une erreur" et la "regrette".

2002 : indignation autour du Front populaire

Lors du débat sur les 35 heures, le 2 octobre 2002, le ministre des Affaires sociales, François Fillon, met en cause Léon Blum et "la responsabilité du Front populaire dans l'effondrement de la Nation française", provoquant l'indignation de l'opposition. Le patron des députés PS, Jean-Marc Ayrault, obtient une interruption de séance.

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2006 : Villepin accuse Hollande de "lâcheté"

Un incident oppose le Premier ministre, Dominique de Villepin, au député PS de Corrèze, François Hollande, le 20 juin 2006, à propos des responsabilités de l'Etat actionnaire concernant le groupe EADS. Alors que Hollande évoque "l'irresponsabilité" de l'exécutif dans ce dossier, Villepin dénonce "la lâcheté de (son) attitude", déclenchant un tollé à gauche qui conduit finalement à une levée de la séance.

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