Couple tué à Pouyastruc: le frère d'une des victimes persuadé que le suspect est vivant et en fuite

Couple tué à Pouyastruc: le frère d'une des victimes persuadé que le suspect est vivant et en fuite
Les portraits d'Aurélie Pardon et Gabriel Fourmigué, les deux enseignants de Tarbes assassinés le 4 juillet dernier à Pouyastruc. - Bastien Arberet
Les portraits d'Aurélie Pardon et Gabriel Fourmigué, les deux enseignants de Tarbes assassinés le 4 juillet dernier à Pouyastruc. - Bastien Arberet

Depuis juillet, malgré les appels à témoins, Cédric Tauleygne reste introuvable. Cet homme de 35 ans est suspecté d'avoir tué en juillet dernier son ex-compagne Aurélie Pardon, 32 ans, et Gabriel Fourmigué, 55 ans, avec qui elle entretenait depuis peu une relation. En plein divorce, Cédric Tauleygne n'aurait pas supporté que sa femme passe à autre chose.

Les deux corps avaient été retrouvés à Pouyastruc (Hautes-Pyrénées) en juillet dernier.

Le principal suspect est depuis recherché, et la piste de sa mort après le drame est sur la table. Mais pour le frère d'Aurélie Pardon, interrogé par La Dépêche, Cédric Tauleygne n'est pas mort et aurait même préparé sa fuite.

"Pourquoi des recherches ne sont pas menées au-delà de l'Espagne"?

Jean-Romain Pardon explique ainsi que son beau-frère avait "été aperçu en train de boire des bières avant d'arriver dans la région de Jaca" après le meurtre, dans le Nord de l'Espagne, zone où il a été aperçu pour la dernière fois.

"Il connaissait parfaitement la région aragonaise puisque chaque année, il passait un mois de vacances chez son oncle à Sainte-Engrace au Pays basque (...) Il a pu facilement y cacher de l'argent dans les semaines précédentes."

Le frère de la victime explique ne pas comprendre "pourquoi des recherches ne sont pas menées au-delà de l'Espagne car le connaissant, il n'est pas resté là-bas bien longtemps." Il suppose même que Cédric Tauleygne a pu se rendre en Afrique, expliquant que son beau-frère gagnait très bien sa vie, et avait déclaré avoir 150.000 euros de côté au moment du divorce.

Jean-Romain Pardon émet même la possibilité de l'existence d'un complice, déclarant qu'un des proches de Cédric Tauleygne "a eu un comportement suspect envers nous les jours suivant la mort d'Aurélie".

"Aujourd'hui, nous avons le sentiment que plus rien n'est fait pour localiser" le suspect déplore en tout cas Jean-Romain Pardon, qui se souvient de sa sœur comme d'une personne "solaire" avec qui il était "fusionnel". Il dit être heureux de l'avoir vu "rayonnante" les semaines précédant sa mort, "comme un oiseau qui sortait de sa cage. C'est ça qu'il n'a pas supporté."

Article original publié sur BFMTV.com