Couper les ballons d’eau chaude a permis d’économiser l’équivalent de « la consommation de Paris »

Fittings of electric boiler. Bottom part of boiler.
Mihailgrey / Getty Images/iStockphoto Fittings of electric boiler. Bottom part of boiler.

ÉCONOMIE - Les résultats de l’expérimentation d’Enedis sont prometteurs. Selon Thierry Sudret, responsable exploitation et systèmes du groupe, la coupure des ballons d’eau chaude des particuliers entre 12 et 14 heures au mois d’octobre a permis d’économiser l’équivalent de la consommation de « 2,4 millions de Français », a-t-il déclaré à France Bleu ce mercredi 16 novembre.

« C’est une grande réussite », se réjouit encore Thierry Sudret. Vu le manque d’enthousiasme des Français, ce n’était pas gagné. Lors de l’annonce de cette mesure prise pour tester le système avant de possibles coupures cet hiver, de nombreux ménages craignaient de ne plus avoir accès à l’eau chaude pendant la pause méridienne. La réalité est beaucoup plus nuancée.

« Très efficace » pour faire des économies d’énergie

« La seule différence, c’est que la chauffe des ballons d’eau n’est pas enclenchée », rappelle Thierry Sudret sur France bleu. « Les gens disposeront toujours de l’eau chaude mais le ballon ne se réchauffe pas pendant cette période. Par contre il se réchauffe pendant la nuit », ajoute-t-il. Il est possible de « forcer la marche du ballon d’eau chaude » en cas d’urgence

D’ailleurs, assure le responsable, « ce dispositif qui est quasiment indolore pour les personnes est très efficace, puisqu’on économise 2,4 gigawatts, ce qui est considérable, et nous n’avons pas eu de réclamations ». À titre de comparaison, « c’est un peu plus que la consommation de Paris ».

Cette mesure s’inscrit dans la lignée du rapport et des recommandations formulées par RTE, le gestionnaire du Réseau de Transport d’Électricité, qui invite les Français à la sobriété cet hiver, du fait des tensions en matière d’accès à l’électricité. Les fournisseurs peuvent couper les ballons d’eau chaude jusqu’au 15 avril.

À voir également sur Le Huffpost :

Lire aussi