Coupe du monde : une petite histoire des retards à l'entraînement, mal endémique chez les footballeurs

Pierre Godon
L'attaquante des Bleus Valérie Gauvin a perdu sa place de titulaire au début du Mondial à cause d'un manque de ponctualité. La dernière d'une longue série.

"C’est de ma faute, c’est comme ça." Elle était fataliste, Valérie Gauvin, au moment de se présenter en zone mixte devant la presse après la démonstration tricolore face à la Corée du Sud, en match d'ouverture de la Coupe du monde féminine, vendredi 7 juin. Annoncée titulaire certaine, cette avant-centre, dont le jeu rappelle celui d'Olivier Giroud chez les hommes, a pris place sur le banc à cause de deux retards à l'entraînement lors de la semaine précédant le match. "Je prends sur moi, je garde le sourire car le plus important, c'est l'équipe, mais je ferai plus attention la prochaine fois." La sélectionneuse Corinne Diacre a démenti en évoquant un choix tactique, mais personne n'est dupe.

Cela peut paraître anodin, un retard de quelques minutes. Mais c'est l'un des fondements de la vie de groupe des footballeurs, tous niveaux confondus. Thierry Henry, qui était du genre ponctuel, a eu cette phrase dans une interview au Guardian (article en anglais) : "Quand je vois des gars arriver à la bourre à l'entraînement, alors qu'on s'entraîne une heure et demie par jour... Ça m'est arrivé une fois, quand j'étais à Monaco, et ce n'était pas de ma faute. Jean Tigana [le coach monégasque à l'époque] m'a fait bien comprendre que ce serait la dernière fois, et il avait raison. Si tu es en retard à l'entraînement au volant de ta voiture, tu seras en retard dans le jeu car il faudra (...)

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