Coupe du monde 2022 : Restauration contre livraison, cet autre match indécis

Young adult males watching basketball game and drinking beer at home
Radovanovic96 / Getty Images Young adult males watching basketball game and drinking beer at home

FOOD - Victoire à domicile. La Coupe du monde de football, traditionnel moment de convivialité qui remplit les cafés, bars, pubs et restaurants, pourrait davantage se consommer à la maison qu’au restaurant. La raison ? La météo hivernale, selon un expert du secteur.

« Avec un championnat se déroulant sur les derniers mois de l’année, la météo hivernale va impacter le choix des lieux retenus par les Français pour assister aux retransmissions », anticipe NPD Group, l’un des leaders mondiaux des études de marché spécialisé dans la restauration.

Ainsi « par temps froid et face à la conjoncture », avec la flambée de l’inflation, « il est probable que les spectateurs fassent le choix d’une soirée cocooning et festive à la maison, afin de pouvoir se réunir en nombre, tout en limitant les dépenses liées aux boissons ». De quoi faire « le bonheur de la restauration livrée ».

Depuis la dernière Coupe du monde en 2018, la part de marché de la livraison à domicile a déjà doublé, passant de 3 % à 6 % des visites de la restauration commerciale en septembre 2022, précise NPD.

Des horaires moins compatibles

Cette année, les matchs sont principalement diffusés en journée, certains même en fin de matinée. Si cela « favorise la fréquentation des cafés, bars et pubs, car ces lieux permettent de consommer debout face à l’écran, à la tombée de la nuit, les groupes plus importants, qui s’attablaient habituellement autour d’un repas en terrasse, risquent de peiner à s’installer à l’intérieur », poursuit le cabinet.

La restauration à table, « servie en salle à cette période de l’année » est par ailleurs « moins conciliable avec les horaires des matchs, majoritairement retransmis en journée », note NPD.

« Les soirées foot à la maison risquent de peser sur la fréquentation cette année », alors que lors de la précédente Coupe du monde 2018, « la fréquentation des bars, des cafés, et même de certaines brasseries, était montée en puissance, au diapason des performances des Bleus », rappelle NPD Group. La consommation du soir était passée de 7 % à 10 % en juin juillet 2018.

En outre cette année « la grande inconnue reste le boycott des matchs que certaines villes et supporters ont déjà annoncé : son ampleur peut avoir un effet considérable », conclut Maria Bertoch, experte de NPD Group.

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