Coupe de France: Paris SG-Monaco, une finale avant le bouquet final

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Le Paris SG ne veut pas finir bredouille, Monaco attend de gagner une Coupe de France depuis 30 ans: la finale promet entre deux des meilleures équipes de la saison, mercredi (21h15), au Stade de France.

Et dimanche, les deux équipes ont encore une récompense à aller chercher: le PSG peut être champion de France, Monaco aussi garde une chance, mais visera surtout à déjà conserver sa troisième place et son billet pour la Ligue des champions.

"On a deux finales à jouer. Demain (mercredi), c'est la première", lance le capitaine parisien Marquinhos. Puis il faudra s'imposer à Brest et espérer que Lille, toujours leader, ne gagne pas à Angers.

"C'est une semaine importante", résume "Marqui", rappelant qu'"il ne faut pas oublier qu'on a gagné le Trophée des champions" en janvier.

Le PSG peut encore terminer la saison sans rien gagner de mieux.

"La Coupe de France a, cette année, le pouvoir de donner encore plus de saveur à une saison jusque-là plutôt marquée du sceau du désenchantement", relève le quotidien Le Parisien mercredi.

- "Les finales, ça se gagne" -

"Les finales, ça se gagne", rappelle l'entraîneur Mauricio Pochettino, qui ne compte que le modeste Trophée des champions à son palmarès d'entraîneur.

Recordman de l'épreuve avec 13 victoires, le PSG est "favori", selon son homologue de l'ASM Niko Kovac. Mais à Monaco, rappelle son capitaine Wissam Ben Yedder, "ça fait 30 ans que le club attend" de soulever la Coupe Charles-Simon.

En 1991, le club princier, grâce à un but de Gérald Passi à la dernière minute, avait battu l'Olympique de Marseille (1-0), encore meurtri de son échec à Bari contre l'Étoile Rouge de Belgrade en finale de la Coupe des champions.

Cette histoire est ancienne mais l'histoire récente rappelle que Monaco est la seule équipe à avoir battu deux fois le PSG cette saison, avec Manchester City en demi-finale de Ligue des champions (2-1, 2-0).

"Monaco a la recette", titre le journal sportif L'Equipe, en rappelant aussi le palmarès de Kovac, vainqueur deux fois de la Coupe d'Allemagne comme entraîneur, avec Francfort (2018) et Munich (2019).

"Le droit d'y croire", met en "une" Monaco-Matin.

"Monaco est une équipe dure, forte physiquement qui nous a battus en février (2-0 au Parc)", se souvient Mauricio Pochettino, qui n'était pas à Louis-II au match aller, où les joueurs de Thomas Tuchel s'étaient fait battre 3-2 après avoir mené 2-0.

"Mais les finales, c'est différent", ajoute le coach argentin, assurant que pour sa part il restait "tranquille". "Je suis un coach calme", a-t-il dit.

- "Libérons les têtes, les pieds suivront" -

Niko Kovac aussi semble diffuser son calme à ses joueurs. "Nous devons jouer avec confiance", assure le technicien croate. "Si vous ne croyez pas en vous, vous ne pouvez pas gagner, vous êtes mentalement bloqués, il faut débloquer le mental. Libérons les têtes et les pieds suivront."

Monaco est au complet pour ce match, Sofiane Diop et Stevan Jovetic sont aptes, Kovac n'a plus qu'à choisir son gardien entre son titulaire Benjamin Lecomte et le Polonais Radoslaw Majecki, qui a disputé tous les matches de coupe.

Pochettino lui est privé de Marco Verratti (genou) et de Neymar et Presnel Kimpembe, dont les suspensions ont été confirmées après consultation du CNOSF (Comité national olympique et sportif français), saisi par le PSG.

"Moi, j'aime toujours jouer contre les meilleurs, mais les règles sont les règles, elles sont claires", a commenté Kovac. "Mais c'est la même perception pour nous, nous devons bien défendre et bien attaquer contre une très bonne équipe et un très bon coach".

Après il sera temps de penser pour tous les deux à la seconde "finale" de la semaine.

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