LE COUP DE SEMONCE DE TRUMP

Libération.fr

Tenant Al-Assad pour responsable de l’attaque chimique de mardi, le président américain a frappé une base aérienne syrienne. En six ans de conflit, jamais Washington n’avait visé directement le régime. Un tournant ?

Même décidées dans l’urgence, les frappes américaines contre une base aérienne syrienne, en représailles à l’attaque chimique de Khan Cheikhoun, ont été soigneusement mises en scène. A peine deux heures après les premiers tirs de missiles, depuis deux destroyers américains croisant en Méditerranée orientale, le Pentagone a fourni aux médias des photos et vidéos de cette opération. Sur l’une de ces vidéos, diffusée en boucle par les télévisions du monde entier, un missile Tomahawk déchire la nuit noire dans un rugissement sourd. Le faisceau lumineux qu’il laisse dans son sillage en s’envolant dans le ciel éclaire soudain un drapeau américain flottant au vent.

La scénographie de cette courte séquence ne doit évidemment rien au hasard. En plus d’exalter la puissance de la marine américaine, ces images visent aussi à nourrir la dimension patriotique de cette décision inédite - et inattendue - de Donald Trump. Pour la première fois en six ans de guerre civile en Syrie, les Etats-Unis ont donc visé directement le régime de Bachar al-Assad. Une frappe ciblée en forme de mise en garde adressée aussi bien au dictateur syrien qu’à ses parrains russe et iranien.

Terrain de la morale

Après l’attaque chimique de mardi, qui a fait au moins 86 morts, dont au moins 27 enfants, le président américain avait exprimé à plusieurs reprises son écœurement. «Al-Assad a arraché la vie à des hommes, des femmes et des enfants sans défense. Même de beaux bébés ont été cruellement assassinés dans cette attaque véritablement barbare», a déclaré Trump jeudi soir depuis sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride. «Ce qui est frappant, c’est la dimension très émotionnelle de sa réaction, souligne Martin Quencez, chercheur au German Marshall Fund et spécialiste des questions de défense et de (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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