Coup de gueule. Pourquoi la télévision prend-elle autant de plaisir à tuer les femmes ?

The Guardian (Londres)
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The Fall, True Detective, The Undoing… On ne compte plus les séries policières consacrées à des féminicides. La journaliste britannique Zoe Williams a tenté de comprendre les raisons de cette hécatombe et de trouver les moyens d’y remédier.

Récit d’un scénariste anonyme : “Il y a quelques années, j’ai été contacté en ces termes pour un projet : ‘Ça démarre sur la découverte du cadavre d’une femme, retrouvée dénudée et enveloppée dans de la cellophane. Qu’est-ce que tu proposes pour la suite ?’.

C’est par ce témoignage que la chroniqueuse galloise Zoe Williams ouvre, dans The Guardian, l’article qu’elle consacre à ce qu’elle appelle “l’obsession des séries policières pour les violences envers les femmes”. Elle a interrogé scénaristes et producteurs pour tenter de comprendre pourquoi “la télévision ne pouvait pas s’empêcher de tuer des femmes”. Une tendance paradoxale, selon elle, car, dans la vie réelle, les hommes sont statistiquement plus nombreux à succomber à des morts violentes.

Stop à l’esthétisation des cadavres

Il semblerait que l’assassinat d’un personnage féminin soit devenu la péripétie parfaite pour accrocher l’auditoire – ou relancer une intrigue qui patine. Ce qui est déjà en soi intrigant, mais devient encore plus dérangeant avec le constat que, le plus souvent, ces féminicides en série vont de pair avec “un ensemble donné de schémas et de clichés qui rabaissent les femmes de façon concrète”.

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Le premier d’entre eux est “le fétichisme des cadavres”, tel que mis en œuvre dans des séries comme True Detective (2014-2019) ou Hannibal

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