Un coup de froid a décidé de la route historique du riz basmati et japonais

Il y a plus de 4200 ans,un événement de refroidissement mondial a stimulé l'évolution du riz, qui s’est répandu dans toute l’Asie, avant de partir à la conquête du monde.

Vous aimez le riz parfumé à long grain basmati ou thaÏ ? Ou peut-être préférez-vous le riz rond et collant japonais qui permet de manger les sushis avec des baguettes sans en éparpiller partout ? Sachez que c’est un coup de froid et de sécheresse climatique, survenu il y a 4200 ans BP (Before Present, donc avant 1950 selon le calendrier des archéologues) qui a permis à ces variétés de riz de se répandre dans toute l’Asie puis dans le monde et de garnir aujourd’hui abondamment les assiettes de tous. Telle est la conclusion d’une équipe internationale, dirigée par le Centre de génomique et biologie systématique de l’université de New York, et

La température, facteur clé dans la diversité de la céréale

Les scientifiques ont utilisé la génomique, l'archéologie et les données climatiques pour reconstituer l'histoire du riz et sa diffusion, à travers l’Asie du Nord et du Sud, avant leur conquête de tous les continents. L’événement de refroidissement mondial majeur qui s'est produit il y a 4200 ans BP a conduit, selon eux, à la sélection et à l'évolution de nouvelles variétés de céréales propres à s’adapter dans la majorité des rizières. Le riz est l'une des cultures les plus importantes au monde, un aliment de base pour plus de la moitié de la population mondiale. Il a été cultivé pour la première fois il y a 9000 ans dans la vallée du Yang-Tsé en Chine et s'est ensuite propagé à travers l'Asie de l'Est, du Sud-Est et du Sud, suivi du Moyen-Orient, de l'Afrique, de l'Europe et des Amériques. “Au cours de ce processus, le riz a évolué et s'est adapté à différents environnements, mais on savait peu de choses sur les itinéraires, le calendrier et les forces environnementales impliqués dans cette propagation”, souligne Rafal M. Gutaker, de l’université de New York. Alors que les chercheurs avaient pensé que les précipitations et l'eau seraient le facteur environnemental le plus limitant dans la diversité du riz, ils ont plutôt trouvé que la température était le fac[...]

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