Coup d'Etat militaire en Birmanie : Aung San Suu Kyi devant les juges

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Arrêtée le 1er février aux premières heures du coup d'Etat militaire en Birmanie, Aung San Suu Kyi doit comparaitre mercredi en visioconférence devant un tribunal du pays. Cette audience était d'abord prévue le 15 mars mais a été reportée en raison de la coupure d'internet ordonnée par la junte au pouvoir. Celle-ci a d'ores et déjà prévenu que la cheffe de l'exécutif civil, qui n'a plus été vue en public depuis son interpellation, ne pourrait pas être défendue par ses avocats et ne serait assistée que de deux conseils juniors.

 

La "Dame de Rangoun" risque plusieurs années de prison

Accusée d'"importation illégale de talkies-walkies", d'incitation aux troubles publics mais aussi de corruption, la "Dame de Rangoun" risque plusieurs années de prison. Depuis sa mise à l'écart, les appels internationaux se multiplient pour demander sa libération, sans résultat.

 

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Les généraux n'ont guère plus réagi aux sanctions imposées lundi par l'Union européenne et les Etats-Unis pour condamner l'impitoyable répression qui s'abat sur le mouvement de contestation né après le putsch. "Nous devons réprimer l'anarchie", a réagi le porte-parole du régime, précisant que l'accès à internet resterait restreint "pendant une certaine période". Selon lui, cinq policiers et quatre soldats ont été tués. Au moins 260 Birmans ont déjà été tués par les nervis du régime, et plusieurs centaines d'autres, arrêtés ces dernières semaines,...


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