Coup d'Etat en Birmanie : pourquoi Facebook est la cible de la junte militaire

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L'information est tombée dans la nuit de mercredi à jeudi, dans une lettre du ministère de la communication : l'accès à Facebook sera limité jusqu'au 7 février en Birmanie. Le réseau social est accusé par les autorités militaires, responsables du coup d'Etat de lundi, de "diffuser de fausses nouvelles et des informations erronées et de provoquer des malentendus". Dans le pays, près de la moitié des habitants - 22 millions selon des estimations - possèdent un compte Facebook. Le réseau social est à lui seul synonyme d'Internet pour beaucoup, au point que l'application est souvent préinstallée sur les smartphones neufs.

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Facebook est donc un des premiers canaux d'information et de communication en Birmanie, et une cible logique pour les militaires birmans, soucieux de contrôler l'opinion après leur prise de pouvoir. Lundi, ces derniers ont en effet mis fin à la fragile transition démocratique du pays, instaurant l'état d'urgence pour un an et arrêtant la prix Nobel de la paix 1991, Aung San Suu Kyi, ainsi que d'autres responsables de son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), lar...


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