Coup d'État en Birmanie : Aung San Suu Kyi à nouveau inculpée

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Aung San Suu Kyi a de nouveau été mise en examen, après le coup d'État de la junte qui a renversé l'ancienne dirigeante.

Une nouvelle inculpation pour Aung San Suu Kyi. Mardi, l'ancienne dirigeante birmane, renversée par un coup d'État de la junte militaire, a été mise en examen pour violation de «la loi sur la gestion des catastrophes naturelles», selon son avocat Khin Maung Zaw. Une première charge l'accuse d'avoir illégalement importé des talkies-walkies. Elle est «en bonne santé» et se trouve «dans un endroit plus sûr pour leur sécurité», a assuré mardi Zaw Min Tun, vice-ministre de l'Information, donnant également des nouvelles de l'ex-président Win Myint. «Ce n'est pas comme s'ils avaient arrêtés. Ils restent chez eux» à Naypyidaw, a-t-il ajouté, alors que l'armée poursuit une ferme répression de l'opposition au coup d'État, présenté par le chef de la junte Min Aung Hlaing comme une réponse aux fraudes aux élections législatives de novembre dernier, largement remportées par la Ligue nationale pour la démocratie, le parti d'Aung San Suu Kyi.

Le rapporteur spécial des Nations unies Tom Andrews a dénoncé cette nouvelle inculpation, alors qu'une audience doit avoir lieu le 1er mars : «Il n'y a rien de juste dans la junte. C'est du théâtre [...] et bien sûr, personne ne les croit.» Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix 1991 dont l'image a été sévèrement écornée depuis la crise des Rohingyas, est tenue au secret depuis son arrestation.

"Des sanctions seront prises", menace le vice-ministre de l'Information

La junte a décrété l'interdiction des rassemblements, a déployé des véhicules blindés et renforcé l'arsenal législatif, permettant notamment les perquisitions sans mandat ou les courts placements en détention sans accord d'un juge, alors que des manifestations ont lieu tous les jours depuis la prise de pouvoir par la force. «Les(...)


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