Cosmétiques : ONG et industriels s'opposent à la reprise des tests sur les animaux dans l'UE

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L'Agence européenne des produits chimiques demande des expérimentations animales pour certains des composants de cosmétiques, une réclamation que refusent des industriels et des ONG.

L'Union européenne va-t-elle à nouveau recourir, d'une manière ou d'une autre, à l'expérimentation animale pour les produits cosmétiques ? C'est ce que craignent plusieurs associations de protection animale mais aussi des industriels, qui évoquent une véritable "menace".

Un problème illustré par l'affaire Symrise

L'ECHA, l'Agence européenne des produits chimiques, sous la houlette de l'Union européenne, a réussi à se mettre à dos plusieurs ONG mais aussi des entreprises de cosmétiques. La raison à cela ? Ses exigences en matière de tests : l'agence "demande de nouvelles expérimentations animales sur des ingrédients qui sont utilisés par les consommateurs et manipulés dans les usines en toute sécurité depuis de nombreuses années", s'inquiète l'ONG de protection des animaux . Cela concernerait potentiellement des centaines de produits. Un cas en particulier illustre la position de l'agence européenne : son litige avec l'entreprise Symrise.

Dans , l'agence réclamait à Symrise, une entreprise allemande de parfum, de tester un composé nommé homosalate - qui peut être utilisé pour filtrer les UV - sur des animaux afin de s'assurer de la sécurité des employés qui le manipulent. En 2018, le comité scientifique de PETA avait été autorisé à intervenir pour soutenir Symrise qui répondait à l'ECHA qu'elle commettait "une erreur d'appréciation en (lui) imposant de réaliser des études sur des animaux vertébrés alors que cela est interdit" et que de telles recherches n'étaient pas nécessaires dans ce cas.

Polémique sur la dangerosité de deux composés

L'ECHA "n'a pas tenu compte du fait que l'homosalate s'est avéré sûr selon la Régulation des Cosmétiques", se désolaient PETA et Symrise, expliquant également que cette substance est "sans danger pour les utilisateurs finaux" et que les employés qui la manipulent sont "susceptibles d'être exposés à des quantités d'homosalate inférieures à celles des utilisateurs finaux". Il n'y aurait donc pas de risques pour eux non plus, remarquaien[...]

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