Corse: la veuve d'Yvan Colonna n'approuve pas "les événements" organisés au nom du militant

Stéphanie Colonna, la veuve du militant indépendantiste mortellement agressé à la prison d'Arles en mars, a précisé lundi dans un communiqué que les "événements organisés au nom d'Yvan Colonna" n'avaient pas son "approbation".

"En tant que veuve d’Yvan Colonna, je tiens à alerter tous les sympathisants et militants nationalistes que les manifestations et autres évènements organisés au nom d’Yvan pour +honorer+ sa mémoire, ne sont en aucun cas organisés avec mon approbation ni celle de ses enfants", écrit Stéphanie Colonna dans ce bref communiqué révélé par la radio RCFM et consulté par l'AFP.

Elle avait épousé le militant indépendantiste en mars 2011 à la prison de Fresnes (Val-de-Marne) et ils ont eu un fils ensemble né en décembre 2011.

Yvan Colonna, qui purgeait une peine de prison à perpétuité à la prison d'Arles (Bouches-du-Rhône) pour l'assassinat du préfet Claude Erignac lorsqu'il a été mortellement agressé par un codétenu, avait un autre fils d'une précédente union.

Ces manifestations et événements "ne sont, en fait, que des prétextes à l’initiative de +pseudos+ organisateurs mal intentionnés voulant, ou se faire une notoriété (politique) ou de l’argent", dénonce-t-elle sans préciser à quels événements elle fait référence.

"A partir de ce jour, les avocats d’Yvan feront ce qu’ils auront à faire pour que les volontés de ses enfants et moi-même soient respectées", ajoute-t-elle.

Lundi soir, Stéphane Colonna, le frère du militant indépendantiste qui n'avait pas partagé de message depuis une semaine, à quant à lui tweeté en langue corse: "8 mois...pour certains +le Christ est mort, la lumière s'est éteinte+". Il a également partagé le message d'une jeune fille corse appelant à "se réveiller vite" et à se "battre pour que justice soit faite".

La mort d'Yvan Colonna avait provoqué en mars et avril plusieurs semaines de protestations souvent violentes en Corse.

Depuis, le gouvernement a entamé avec les élus corses des discussions sur l'avenir de l'île, notamment institutionnel.

Des tags à la gloire d'Yvan Colonna ont fleuri un peu partout sur les murs de l'île et ce week-end, les initiales "YC" ont notamment été découvertes sur une maison détériorée par deux explosions à Santa-Maria-di-Lota (Haute-Corse).

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