La Corse, un territoire perdu de la République ?

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La Corse connait-elle un mouvement de libération de la parole ? Entretien-fleuve avec le journalsite Jean-Michel Verne, auteur de "Résister en Corse"* et "Juges en Corse".

Moins d'attentats, moins de règlements de compte, une baisse sensible de la délinquance : depuis quelque temps, les indicateurs sécuritaires ont pu donner l'impression qu'après des années de violences, la Corse se normalisait peu à peu. Sur place pourtant, un nombre croissant de citoyens dénoncent une réalité moins spectaculaire mais largement aussi préoccupante quant à l'état de la société insulaire : le racket tous azimuts, les pressions sur les institutions locales, comme par exemples les chambres de commerce, la porosité entre des groupes criminels, des acteurs économiques et ceux de la politique.Bon connaisseur de l'île où il a dirigé un site d'informations éphémère, dans Résister en Corse le journaliste Jean-Michel Verne a donné la parole à une quinzaine de ces lanceurs d'alerte ayant décidé de rompre l'omerta du déshonneur. Maires, élus, militants associatifs, chefs d'entreprise, tous s'expriment à visage découvert pour dire à quel point leur " pays " risque de devenir un autre " territoire perdu " de la République. Les exemples de dérives affairistes -de la simple corruption au détournement à grande échelle de fonds européens- sont édifiants. S'ils pointent la passivité des nationalistes au pouvoir depuis 2014, les témoins de Verne n'épargnent pas non plus les défaillances chroniques de...

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