Corse: des restes humains découverts dans une décharge sauvage

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Gendarmerie. - Denis Charlet
Gendarmerie. - Denis Charlet

Deux personnes ont été placées en garde à vue mardi après la découverte de restes humains dans des sacs poubelle jetés dans une décharge sauvage au bord d'une route à Bigorno, en Haute-Corse. Ces deux hommes seront jugés en décembre prochain.

Tout est parti d'un signalement du maire de Bigorno. Le 9 avril dernier, l'édile de cette commune d'un peu moins 90 habitants repère au bord d'une route trois cercueils jetés en pleine nature.

Trois corps différents

Appelés sur place, les gendarmes vont constater ce dépôt sauvage mais vont surtout découvrir dans des sacs poubelle, à côté des cercueils, des ossements et des morceaux de corps humains. Une enquête est alors ouverte. Les analyses confirment qu'il s'agit de restes humains, appartenant à trois corps différents et dont la mort est datée à moins de cinq ans, selon le procureur de Bastia cité par France 3.

Rapidement l'enquête s'oriente vers le village voisin de Campitello. Plusieurs corps ont été exhumés fin mars alors que le propriétaire d'un caveau familial dans le cimetière local a voulu le rendre à la mairie. D'abord ouverte pour "violation de sépulture accompagnée d'atteinte à l'intégrité du cadavre", l'enquête a été requalifiée en "atteinte à l'intégrité d'un cadavre". Une exhumation sauvage ayant été écartée.

Convocation devant le tribunal

Les analyses ont en effet permis de confirmer que les restes humains appartenaient bien à ceux qui se trouvaient dans le caveau dont la libération avait été demandée par la famille, a appris BFMTV.com auprès d'Arnaud Viornery, le procureur de la République de Bastia. Les deux personnes placées en garde à vue sont un professionnel du secteur des pompes funèbres et un homme avec qui il travaillait ponctuellement.

A l'issue de leur garde à vue, les deux hommes ont été convoqués devant le tribunal correctionnel de Bastia pour comparaître le 6 décembre prochain pour "atteinte à l'intégrité d'un cadave". Ils encourrent jusqu'à un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende.

Article original publié sur BFMTV.com

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