Corse : des étudiants nationalistes débutent une grève de la faim contre "le déni de démocratie" de l'Etat

Thomas Baïetto
Déçus par la visite d'Emmanuel Macron dans l'île, la semaine dernière, onze étudiants nationalistes de l'université de Corte ont décidé, dimanche, d'arrêter de s'alimenter. Parmi leurs revendications : la co-officialité de la langue corse et le rapprochement des détenus.

De l'eau, sans pain sec ni sucre. Quelques jours après la visite d'Emmanuel Macron en Corse, onze étudiants nationalistes de l'université de Corte (Haute-Corse) sont entrés, dimanche 11 février, en grève de la faim pour protester contre la politique de l'Etat dans l'île. "Nous voulons montrer au gouvernement notre volonté de ne pas céder un seul pouce sur les revendications - co-officialité de la langue corse, statut du résident, amnistie des prisonniers dits "politiques" - balayées la semaine dernière, explique à franceinfo l'un des grévistes, Paul Salort, président du syndicat nationaliste Ghjuventù Indipendentista. Ces revendications ont été validées dans les urnes. Nous demandons à l'Etat d'arrêter le déni de démocratie."


Avec dix camarades, âgés de 18 à 21 ans, Paul Salort campe depuis dimanche dans les locaux de la faculté de droit. "Nous n'avons aucune alimentation, même pas de sucre dans l'eau. C'est une grève dure", assure le jeune homme de 20 ans à franceinfo. Le choix de ce mode d'action, déjà utilisé avec succès en 2016 pour obtenir le rapprochement de deux détenus, obéit à une volonté de "ne pas tomber dans le piège de l'Etat" dont "on se demande s'il ne souhaite pas le retour de la violence" :

La grève de la faim, c'est (...)

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages