Corruption en RDC : "Il faut une pression populaire", affirme le lanceur d’alerte Jean-Jacques Lumumba

Eléonore Abou Ez

En 2016, Jean-Jacques Lumumba, expert financier dans une importante banque de la République démocratique du Congo, dirigée par un proche de l’ex-président Kabila, est le premier à dénoncer des détournements de fonds publics. Menacé, il est contraint à l’exil. Désormais réfugié en France, il continue de se battre pour en finir avec une corruption endémique. Franceinfo Afrique l’a rencontré à la veille de la journée de mobilisation populaire contre la corruption, prévue samedi 19 octobre en RDC, à l’appel d’un collectif d’intellectuels.

Franceinfo Afrique : Vous êtes aujourd’hui lanceur d'alerte et vous êtes cofondateur d'une plateforme anti-corruption à destination des Congolais. Pour quelle raison ?

Jean-Jacques Lumumba : Parce que je pense que le pillage continue. On ne peut pas fermer les yeux et laisser faire. Tant qu’il n' y a pas de justice, tant que les responsables des détournements de l’argent public resteront impunis, le système perdurera. Pour rompre avec une corruption érigée en système, il faut des sanctions. Il n’y en a pas. Les personnes qui ne sont pas inquiétées continuent à faire ce qu’elles faisaient par le passé.

Unis, notre plateforme panafricaine, a une mission capitale, notamment au plan juridique. Nous allons porter plainte devant (...)

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