Corruption : l'ex-Premier ministre malaisien Najib Razak devant la cour d'appel dans l'affaire 1MDB

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Le procès en appel de Najib Razak s'est ouvert lundi en Malaisie. L’ancien Premier ministre malaisien avait écopé de douze ans de prison pour corruption dans un vaste scandale lié au fond souverain 1MDB.

Condamné à douze ans de prison pour corruption dans le retentissant scandale financier 1MDB, l'ex-Premier ministre malaisien Najib Razak a comparu, lundi 5 avril, devant la Cour d'appel de Malaisie pour contester cette sentence.

La Haute Cour de Kuala Lumpur avait également condamné l'été dernier l'ancien dirigeant de 67 ans à une amende de 42 millions d'euros, après l'avoir reconnu coupable de sept chefs d'accusation dans cette fraude de plusieurs milliards de dollars aux ramifications planétaires.

Najib Razak était accusé d'avoir, avec ses proches, pillé le fonds souverain 1Malaysia Development Berhad (1MDB), censé contribuer au développement économique de la Malaisie.

Il a été autorisé à rester libre sous caution jusqu'à la fin de la procédure d'appel.

Najib Razak ignorait-il les transactions vers ses comptes ?

L'ex-dirigeant s'est refusé à tout commentaire à son arrivée, lundi, à la Cour d'appel de Malaisie, qui se trouve dans la capitale administrative Putrajaya.

Le premier procès devant la Haute Cour de Kuala Lumpur, qui a duré seize mois, portait sur le transfert de 8,4 millions d'euros de SRC International, une entité du fonds, vers les comptes bancaires de Najib Razak.

Ce dernier avait systématiquement rejeté toutes les accusations et a déclaré ignorer les transactions opérées par SRC. Mais le juge l'avait déclaré coupable des sept chefs d'accusation d'abus de pouvoir, abus de confiance et blanchiment d'argent.

Ses avocats développeront au cours de son procès en appel, qui durera jusqu'au 22 avril, la thèse selon laquelle Najib Razak n'avait aucune connaissance des transactions en direction de ses comptes.

Un financier malaisien introuvable

Ses avocats ont présenté l'ex-Premier ministre en victime, désignant le financier malaisien Low Taek Jho comme principal responsable et "cerveau" du pillage.

Aussi surnommé Jho Low, l'homme poursuivi en Malaisie et aux États-Unis, reste introuvable, mais a protesté de son innocence par l'intermédiaire de ses avocats.

S'il perd son appel, Najib Razak pourra encore saisir la plus haute juridiction malaisienne.

Avec AFP