Corruption : une amende de 50 millions de dollars pour le groupe brésilien Odebrecht

Par Mélicia Poitiers
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Le groupe brésilien de travaux publics Odebrecht a été condamné à une amende de 175 milliards de pesos, soit environ 50 millions de dollars pour une affaire de corruption.  - Sanjinka2 - Pixabay
Le groupe brésilien de travaux publics Odebrecht a été condamné à une amende de 175 milliards de pesos, soit environ 50 millions de dollars pour une affaire de corruption. - Sanjinka2 - Pixabay

Le groupe brésilien de travaux publics Odebrecht a été condamné à une amende de 175 milliards de pesos, soit environ 50 millions de dollars pour une affaire de corruption dans la construction d’une route en Colombie, a annoncé lundi une autorité de régulation du pays.

L’entreprise a été sanctionnée pour atteinte à la libre concurrence dans l’adjudication des travaux de la deuxième partie de la Route du soleil, qui relie le centre et le nord du pays sur plus de 500 km.

Pots-de-vin

Odebrecht et ses associés colombiens, Corficolombiana et Episol, "ont détourné des fonds d'exécution du contrat" pour payer l'équivalent de 6,5 millions de dollars en pots-de-vin à Gabriel Garcia, fonctionnaire du gouvernement qui les a favorisés dans l'attribution des travaux, selon la Surintendance de l’industrie et du commerce (SIC), chargée de veiller au respect de la concurrence.

L'enquête s'est basée sur l'accord conclu entre le groupe brésilien, qui a admis sa culpabilité, et le Département de la Justice des Etats-Unis en 2016 ainsi que sur les aveux de Gabriel Garcia, qui purge une peine de cinq ans d'assignation à domicile.

Trois responsables d'Odebrecht, Luiz Bueno, Luiz Mameri et Yesid Arocha, ont en outre été condamnés à des amendes d'un total d'environ 900 000 dollars pour "avoir collaboré" à cette affaire de corruption, selon la SIC.

Récidive

Ces faits entrent dans le "cadre de corruption organisé par Odebrecht au niveau mondial durant plus d'une décennie et qui a abouti au paiement de centaines de millions de dollars de pots-de-vin dans différents pays", a ajouté la SIC.

Le géant brésilien de la construction n’en n’est pas à son coup d’essai. Fondé en 1944, l'entreprise avait récemment changé son nom en Novonor, justement pour tenter de faire oublier son implication dans une série de scandales de corruption.

La société avait déjà été condamnée dans plusieurs pays, notamment aux Etats-Unis où la justice lui a ordonné de payer une amende de 2,6 milliards de dollars aux gouvernements brésiliens, américains et suisse.

Article original publié sur BFMTV.com